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Grâce à la reconstitution d’un camp de détention, des étudiants venus de différents pays de l’Union européenne peuvent expérimenter en Lituanie ce qu’était la vie dans un goulag à l’époque soviétique.
Parallèlement à cette initiative, un débat s’est ouvert dans toute l’Europe de l’Est, et en particulier dans les pays baltes, sur le poids que représente l’oppression soviétique par rapport aux camps de la mort nazis. Des groupes juifs se sont indignés de ce que l’on puisse comparer l’oppression communiste derrière le Rideau de Fer à l’holocauste nazi.
La Russie a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative des pays baltes de glorifier le nazisme qui a donné lieu à la Seconde Guerre Mondiale et à la mise à mort systématique de six millions de juifs.
Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré l’an dernier que la Russie devait s’opposer à toute tentative de ses voisins ex-soviétiques de “falsifier” l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale afin de minimiser le rôle de Moscou dans la défaite de l’Allemagne hitlérienne.
Mais pour Ruta Vanagaite, le camp reconstitué dans une forêt proche de Vilnius et qui a bénéficié d’un financement de l’UE n’a d’autre but que d’offrir une “thérapie sociale” à la jeunesse. “De nombreux Européens ne savent pas ce que c’était que d’être un prisonnier du goulag soviétique”, dit-elle.
Elle-même a de bonnes raisons de voir les côtés les plus noirs de l’époque soviétique.
“Mon grand-père est mort dans un goulag soviétique après avoir été déporté en Sibérie en 1946. Il y est mort de froid, j’ai découvert son dossier dans les archives il y a un mois”.
Une quarantaine d’étudiants ont récemment remonté le temps dans le goulag reconstitué et d’autres suivront dans les prochains mois, indique le site www.deportationday.eu.
Pendant trois heures, ils sont devenus des “prisonniers politiques” bousculés, houspillés et interrogés par des acteurs en uniforme du KGB.
Le groupe s’est aligné dans une cour enneigée et a appris les phrases en russe essentielles à la survie. Les participants ont dû crier à l’unisson: “tak totchno” (exactement), “nikak nyet” (pas du tout) sous l’oeil d’un garde à la mine patibulaire.
Ils ont aussi dû courir dans un labyrinthe de couloirs d’un bunker de deux étages initialement construit pour abriter un centre de télédiffusion conçu pour résister à une guerre nucléaire.
Parallèlement à cette initiative, un débat s’est ouvert dans toute l’Europe de l’Est, et en particulier dans les pays baltes, sur le poids que représente l’oppression soviétique par rapport aux camps de la mort nazis. Des groupes juifs se sont indignés de ce que l’on puisse comparer l’oppression communiste derrière le Rideau de Fer à l’holocauste nazi.
La Russie a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative des pays baltes de glorifier le nazisme qui a donné lieu à la Seconde Guerre Mondiale et à la mise à mort systématique de six millions de juifs.
Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré l’an dernier que la Russie devait s’opposer à toute tentative de ses voisins ex-soviétiques de “falsifier” l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale afin de minimiser le rôle de Moscou dans la défaite de l’Allemagne hitlérienne.
Mais pour Ruta Vanagaite, le camp reconstitué dans une forêt proche de Vilnius et qui a bénéficié d’un financement de l’UE n’a d’autre but que d’offrir une “thérapie sociale” à la jeunesse. “De nombreux Européens ne savent pas ce que c’était que d’être un prisonnier du goulag soviétique”, dit-elle.
Elle-même a de bonnes raisons de voir les côtés les plus noirs de l’époque soviétique.
“Mon grand-père est mort dans un goulag soviétique après avoir été déporté en Sibérie en 1946. Il y est mort de froid, j’ai découvert son dossier dans les archives il y a un mois”.
Une quarantaine d’étudiants ont récemment remonté le temps dans le goulag reconstitué et d’autres suivront dans les prochains mois, indique le site www.deportationday.eu.
Pendant trois heures, ils sont devenus des “prisonniers politiques” bousculés, houspillés et interrogés par des acteurs en uniforme du KGB.
Le groupe s’est aligné dans une cour enneigée et a appris les phrases en russe essentielles à la survie. Les participants ont dû crier à l’unisson: “tak totchno” (exactement), “nikak nyet” (pas du tout) sous l’oeil d’un garde à la mine patibulaire.
Ils ont aussi dû courir dans un labyrinthe de couloirs d’un bunker de deux étages initialement construit pour abriter un centre de télédiffusion conçu pour résister à une guerre nucléaire.