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Les ministres PJD oublient souvent ce qu’ils sont. Sur pas mal d’affaires, ils font des sorties tonitruantes. Pas de retenue, encore moins de réserve… On dirait qu’ils n’ont pas oublié leur statut d’opposants. Certains ont beau déployer des efforts dans ce sens, mais toujours est-il qu’après plus de deux ans d’exercice, il n’en est rien. Chassez le naturel, il revient au galop. Un exemple: Najib Boulif. Le contexte de son impertinence: l’affaire du rappeur Mouad Belghouat, dit Al Ha9ed.
Il devait, en tant que ministre, garder ses distances avec un dossier en examen judiciaire. Son poste de ministre le lui dicte, le principe de la présomption d’innocence l’y oblige et la non influence d’un tribunal l’y contraint. Le ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance ne voulait rien savoir de tout cela. Et bien avant que le juge ne se prononce sur cette affaire, Boulif écrit sur son portail que Mouad El Ha9ed «a été pris en flagrant délit de vente de billets au marché noir et dans un état anormal… et s’est attaqué aux agents de sécurité …».
Maintenant que le juge s’est prononcé sur cette affaire et que le chanteur a été innocenté de plusieurs chefs d’accusation, dont celui de vente de billets au marché noir, que devrait faire le ministre? L’éthique dicte une attitude déontologique: présenter des excuses. Non seulement au jeune chanteur, mais à tous les lecteurs de ce site impudent … Et dire qu’il est chargé de gouvernance …!