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Intervenant en marge des travaux de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (COM 2026), organisée dans le cadre de la 58e session de la CEA, M. Diaw a souligné que cette initiative vise à impulser une transformation structurelle du financement de la santé en Afrique, en mobilisant un leadership politique et technique en faveur des agendas 2030 et 2063.
Il a, dans ce sens, précisé que les huit engagements de l’Initiative portent notamment sur le renforcement de la mobilisation des ressources domestiques pour un financement autonome et durable des systèmes de santé, ainsi que sur l’amélioration de la coordination entre les ministères de la Santé, des Finances et de la Planification.
Ces engagements incluent également la promotion d’un changement de paradigme consistant à considérer la santé comme un investissement économique stratégique, et non comme une simple dépense sociale, ainsi que le renforcement de la résilience des systèmes de santé face aux chocs actuels et futurs.
Ils portent en outre sur la promotion de l’intégration régionale dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en tant que levier de financement, ainsi que la mobilisation d’un appui soutenu des partenaires africains et internationaux.
M. Diaw a, par ailleurs, mis en évidence les défis structurels auxquels fait face le continent, notant que moins de 41% des dépenses de santé sont financées par les gouvernements africains, tandis que plus de 40 millions de personnes restent exclues des systèmes nationaux de couverture sanitaire.
Il a également relevé que la majorité des pays africains n’atteignent pas l’objectif de 15% des budgets publics consacré à la santé, tel que fixé par la Déclaration d’Abuja, précisant que le déficit annuel de financement du secteur est estimé à 66 milliards de dollars.
Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de recourir à des instruments financiers innovants, citant notamment les mécanismes d’échange dette-santé, les prélèvements sur certains produits, les obligations destinées à la diaspora et aux investisseurs, ainsi que les mécanismes de financement mixte visant à réduire les risques pour les investisseurs.
Il a, en outre, souligné l’urgence de passer à une phase d’exécution concrète, estimant que les outils existent, mais que le principal défi réside désormais dans leur déploiement à grande échelle, à travers une coordination renforcée et une discipline financière accrue.
La présentation de cette initiative s’inscrit dans le prolongement des travaux engagés lors du forum de haut niveau consacré au financement durable de la santé en Afrique, tenu récemment dans le cadre de la COM 2026 (28 mars-03 avril à Tanger), avec la participation de responsables gouvernementaux africains et de dirigeants d’institutions internationales.
Cet événement d’envergure continentale, placé sous le thème “Investing in Africa’s Health”, a pour objectif d’accélérer la mobilisation de ressources et d’impulser des réformes structurelles pour un financement soutenable des systèmes de santé en Afrique.










