Libération







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Pompeo appelle le Premier ministre irakien désigné à protéger les troupes américaines




Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a appelé dimanche le Premier ministre irakien désigné à protéger les troupes américaines déployées en Irak et à répondre aux revendications des Irakiens qui manifestent depuis octobre.
M. Pompeo a déclaré au téléphone au Premier ministre désigné Mohammed Allawi, qui a convoqué pour ce lundi un vote de confiance au Parlement, que les Etats-Unis soutiennent un Irak "fort, souverain et prospère", a indiqué dans un communiqué la porte-parole du département d'Etat, Morgan Ortagus.
Dans cet entretien, le secrétaire d'Etat "a souligné l'obligation de l'Irak de protéger les diplomates, les forces et les installations des Etats-Unis et de la coalition" qu'ils dirigent en Irak, selon le communiqué.
M. Pompeo a d'autre part souligné "l'urgence avec laquelle le prochain gouvernement irakien doit mettre fin aux meurtres de manifestants, assurer la justice pour ceux qui ont été tués et blessés, et répondre aux doléances" des protestataires.
Depuis le 1er octobre, l'Irak est secoué par une révolte d'une ampleur sans précédent, notamment motivée par la colère contre la corruption. Près de 550 personnes ont été tuées et 30.000 blessées, surtout des manifestants, et le Premier ministre Adel Abdel Mahdi a dû démissionner.
Par ailleurs, les dirigeants irakiens ont été outrés en janvier lorsque les Etats-Unis ont tué dans une frappe de drone près de l'aéroport de Bagdad le général iranien Qassem Soleimani, architecte de la stratégie régionale de l'Iran.
La tension était montée après des tirs de roquettes de milices chiites irakiennes liées à l'Iran sur des bases militaires où des soldats américains sont stationnés.
Les responsables américains, pour leur part, se sont indignés des critiques des dirigeants irakiens sur l'assassinat de Soleimani sur leur territoire. Le président Donald Trump a menacé l'Irak de lui imposer de lourdes sanctions économiques si Bagdad expulsait les 5.200 militaires américains déployés dans le pays.
M. Pompeo a rejeté à l'époque une demande du Premier ministre Adel Abdel Mahdi d'envoyer une délégation pour discuter d'un éventuel retrait de troupes américaines.
Le bureau de M. Allawi a décrit sa conversation avec M. Pompeo comme un appel de félicitations après sa désignation.
Le département d'Etat américain n'a pas mentionné dans son communiqué de félicitations, qualifiant simplement M. Allawi de "nouveau Premier ministre".

Mardi 25 Février 2020

Lu 586 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif