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Depuis 18 mois, le prix du brut est en chute libre pour atteindre actuellement 91 dollars alors que l’économie mondiale connaît un marasme qui se traduit par une baisse de la consommation d’énergie.
Ainsi, le secteur industriel chinois qui était en pointe ces dernières années s’est tassé depuis plusieurs mois. La stagnation de l’économie chinoise pourrait durer encore…
Pour la banque fédérale américaine, l’horizon sombre de l’économie mondiale qui se profile actuellement n’encourage guère les investisseurs, qui avaient cru un moment au retour de l’embellie. Ils attendent des jours meilleurs.
Et c’est dans cette situation de marasme que le Sommet européen des 27, le Conseil européen, s’apprête à se tenir à Bruxelles pour examiner la crise dans laquelle se débat le Vieux Continent.
Avant cette réunion, les 28 et 29 juin courant, les quatre pays leaders à savoir, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne se sont retrouvés à Rome ces derniers jours pour trouver un terrain d’entente sur la lancinante question de l’euro et son avenir.
Si pour Angela Merkel, le salut de la monnaie unique ne peut être trouvé que dans l’intégration européenne avec plus de contrôle et de responsabilité le président français, François Hollande, pense, lui, qu’il faut d’abord parler d’amélioration de la solidarité financière sans laquelle, il ne peut y avoir de transferts de souveraineté. C’est le fameux pacte de croissance que le nouveau président socialiste ne cesse de réclamer depuis qu’il est arrivé au pouvoir.
Est-ce désormais le dialogue de sourds entre Paris et Berlin ? Pas tout à fait. En tout cas, François Hollande reste persuadé qu’il finira par convaincre sa partenaire d’Outre-Rhin. En attendant, il a proposé au mini-sommet de Rome une feuille de route sur dix ans afin de renforcer l’Union monétaire et permettre notamment la mutualisation des dettes souveraines.
On va voir si le prochain Conseil de l’Europe de Bruxelles permettra des progrès dans le rapprochement des points de vue des Français et des Allemands afin de sortir la zone Euro de la crise et par la même occasion redresser l’économie européenne dans son ensemble.
L’un des corollaires de la crise européenne, c’est la retombée de sa demande énergétique qui se traduit par la baisse du cours du pétrole.
En France par exemple, les prix du carburant fléchissent jour après jour pour le bonheur des consommateurs.
Qu’en est-il chez nous ?
C’est au moment où le cours du pétrole baisse dans le monde que notre gouvernement a décidé d’augmenter fortement le prix à la pompe.
C’est à ne rien comprendre ou plutôt si ! C’est le manque de clairvoyance de l’équipe Benkirane qui avait pourtant pour credo l’amélioration du quotidien des citoyens.
Youssef BENZAHRA