Tu désertes l’azur pour le givre
Parce que le soleil t’est inclément
Un songe dans les mains
Une sauge dans les yeux
Et à l’ombre d’un feu
Tu baignes ton cœur dans des vers
À la senteur d’amandier
Du poète de l’empreinte du papillon.
Fidèle comme l’arganier à sa terre
Tu héberges dans tes entrailles
Le bruissement d’un amour qui se débat au seuil
La cendre des roses mortes
Et les pétales d’un espoir
Toujours ardent
Comment ton corps si frêle
Peut-il abriter tant de battements?
La sauge et le songe nous
ont abandonnés
Au gré des épines de la nuit
Heureux vaincus nous sommes
Entre nos doigts
Demeurent la flamme crépitante
De l’enfance inouïe
Le souvenir de l’odeur saline
Les larmes qui s’effeuillent
une à une
Et la poésie notre éternelle
confidente.
Dedidace A Larbi Ouadie