Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Plaidoyer pour une collaboration panafricaine entre les professionnels du cinéma pour réconcilier le public avec le grand écran




Les participants à une rencontre tenue, mercredi dans la cité ocre, en marge du 17ème Festival international du film de Marrakech, ont plaidé pour une collaboration panafricaine entre les professionnels du 7ème art pour réconcilier le public avec le grand écran. Les différents intervenants ont mis en exergue, lors de cette rencontre initiée, dans le cadre de la 1ère édition des Ateliers de l'Atlas (2-5 décembre), sous le thème "Les publics du cinéma sur le continent africain: perspectives et stratégies", la dynamique et la vitalité que connaît depuis quelques années l'industrie cinématographique dans le continent, relevant, néanmoins, l'impératif d'un renouvellement et d'une diversification notamment au niveau de la programmation et de la distribution.
S'exprimant à cette occasion, Nour El Safoury, chercheuse et éditrice de la publication "Mapping Cinema Audiences", également membre du Réseau "Network of Arab Alternative screens" (NAAS) a présenté une étude sur les publics du cinéma en Egypte, le fruit de six ans de travail acharné, qui se veut un moyen de faire connaître les raisons pour lesquels les gens ne vont plus aux salles de cinéma et d'étudier la psychologie du public cinéphile et du système de distribution.
Selon cette étude, publiée par le Réseau NAAS, qui réunit 20 espaces de diffusion cinématographique dans les pays arabophones, il y a une sorte de "division entre les amateurs et les professionnels". El Safoury y dresse l'état des lieux du cinéma et les défis auxquels font face les professionnels, notamment en termes de distribution des films. Elle a, en outre, mis en avant l'importance de créer des cinéclubs, d'organiser des projections hebdomadaires et d'aller à la recherche du public afin de lutter contre le phénomène de fermeture des salles obscures.
Pour sa part, Kaïs Zaïed, distributeur et exploitant de la salle CinéMadart en Tunisie, a souligné que les salles de cinéma dans son pays connaissent un regain de forme bien qu'elles diffusent peu de films, déplorant le fait que le public déserte les salles de cinéma. Il s'est, par ailleurs, réjoui du rôle que joue le Réseau en permettant de mener une réflexion sur la relation qu'entretient le public avec le cinéma et la manière de l'attirer et de le fidéliser, saluant les initiatives entreprises dans ce sens en impliquant des professionnels du domaine. Dans une déclaration à la MAP, Hayet Benkara qui animait ce workshop a mis l'accent sur l'importance de ces Ateliers qui "répondent à un besoin de la région et à un besoin pour les professionnels au Maroc, qui n'ont pas toujours accès à l'industrie internationale, afin qu'ils aient plus de visibilité sur leurs projets".

Vendredi 7 Décembre 2018

Lu 157 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif










Mots Croisés