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Participation du Maroc au Congrès mondial des écrivains de langue française


Tunis abrite le Congrès mondial des écrivains de langue française, ouvert samedi avec la participation du Maroc. Au programme de cette manifestation figure une conférence intitulée “Que signifie écrire en français”. A cette occasion, Leila Slimani, écrivaine franco-marocaine et présidente du comité littéraire au Congrès mondial des écrivains de langue française, a mis l’accent sur les difficultés organisationnelles de cet événement d’envergure, liées à la pandémie de Covid-19, tout en évoquant son riche parcours d’écrivaine et sa relation avec la langue française. Depuis ses débuts dans l’écriture et son intérêt pour la langue française, Leila Slimani a eu un parcours assez distingué qui, dit-elle, l’a conduite “de l’écriture romanesque au journalisme”. Son enfance et les questions de la femme sont au coeur de ses romans. Leila Slimani est lauréate du Prix Goncourt 2016 pour son 2ème roman “Chanson douce”, une distinction qui lui a permis d’avoir plus de visibilité dans le milieu littéraire français. Elle siège, depuis 2017, au Conseil permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie, après avoir été nommée représentante personnelle du président Emmanuel Macron pour la Francophonie. “L’usage du français pour les écrivains francophones non natifs constitue un vecteur de richesse linguistique et culturelle en général”, a précisé Slimani, qui a invité les jeunes à maîtriser le français, l’anglais, le portugais, l’espagnol ou toutes les autres langues, ce qui leur ouvre de larges perspectives sur le monde et les cultures. D’après elle, sa génération est largement “consciente de son droit à s’exprimer librement”. Elle affirme que ce mode de pensée diffère de celui des “générations ayant vécu durant l’époque du colonialisme ou de la guerre froide”. Dans le même ordre d’idées, Leila Slimani cite “la critique faite aux écrivains francophones d’origine maghrébine, parfois accusés d’aborder des questions qui sont loin des véritables préoccupations de leurs concitoyens”. Sa mission au sein de la Francophonie constitue pour l’écrivaine “un moyen à travers lequel elle essaye d’offrir de nouvelles chances pour les jeunes artistes dans les différentes spécialités dont le cinéma, la musique, le théâtre et bien d’autres”. Dans sa relation avec la langue de Molière, Slimani opte pour une vision plus ouverte sur l’usage du français et son lien avec le colonialisme qui ne doit pas, selon elle, “empêcher de voir les larges opportunités qu’offre la Francophonie”.

Libé
Lundi 27 Septembre 2021

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