Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

“Night Walk” fait sa sortie dans les salles américaines

Premier film marocain à être distribué à Hollywood



Le film “Night Walk” du réalisateur marocain Aziz Tazi, un Roméo et Juliette des temps modernes entre l’Orient et l’Occident, est sorti dimanche 13 juin aux EtatsUnis. L’avant-première a eu lieu au cinéma The Landmark à Los Angeles et la sortie dans les cinémas marocains est, quant à elle, prévue entre juillet et septembre, selon le producteur Mustapha Mellouk. Les producteurs sont également en négociations avancées pour une sortie en Turquie, au Moyen-Orient, en Asie et en Europe de l’Est.

Le thriller met en scène des acteurs de renom tels que Sean Stone, fils du réalisateur Oliver Stone trois fois oscarisé, Mickey Rourke, Eric Roberts (Final Analysis), Patrick Kilpatrick (NCIS), le célèbre rappeur franco-marocain La Fouine, Sarah Alami (Westworld) , en plus des acteurs marocains Abdellah Chicha, Majid Lakroun, Yassine Benhamida, ou encore Ahlam Zaimi. Mickey Rourke y incarne Gary, un leader néo-nazi avec un contrôle total sur ce qui se passe dans une prison ravagée par les gangs. Frank est un journaliste Occidental visitant le Moyen-Orient, où vit sa petite amie Sarah. Après un incident tragique ayant mené à la mort de Sarah, Frank est emprisonné à tort par la police corrompue et, sous la direction du leader de la prison (Mickey Rourke) et la protection de son compagnon de cellule musulman (La Fouine), il dévoile des machinations politiques des plus hauts rangs du gouvernement américain dans sa quête de justice.

Avec Night Walk, tourné entre Los Angeles et cinq villes du Maroc, Aziz Tazi réalise ainsi le premier film marocain de l’histoire à être distribué à Hollywood. Le long métrage a fait ses débuts au Festival international du film de Moscou en 2019 et a été encensé par la critique, notamment par le célèbre magazine russe Kinoreporter qui l’a décrit comme «une bouffée d’air frais». Aziz Tazi a indiqué, dans une déclaration à la presse, que la projection de ce long-métrage lors de ce «prestigieux festival, cadre parfaitement avec le souhait de montrer l’image universelle véhiculée par le film sur une plateforme internationale ». Le film a ensuite remporté le prix du “Meilleur Scénario” et Rourke celui du “Meilleur acteur dans un second rôle” au Festival du film de Prague en 2019.

Selon le jeune réalisateur, il a voulu présenter à travers l’histoire de ce film «une image réelle de la société arabomusulmane, loin des clichés véhiculés par la cinématographie occidentale, avec des personnages aux histoires et aux personnalités diverses qui évoluent dans une société moderne et tolérante».

Dans un entretien accordé à nos confrères de «Maroc Diplomatique», le réalisateur marocain explique que c’était une expérience formidable de tourner au Maroc. «J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir tourner dans mon pays natal où j’ai eu beaucoup de soutien que ce soit de la part de l’administration qui a facilité toutes les procédures officielles ou la production, grâce à Global Media Africa de Mostapha Mellouk, qui est parvenu à assurer un tournage réussi», a-t-il souligné.

«Il y avait bien sûr, comme dans toute production, de nombreuses difficultés, ne serait-ce que du point de vue de la langue par exemple ! Puisque nous avions des membres de l’équipe marocains, je devais m’adresser à eux en français et en arabe, tandis que je devais diriger mes acteurs américains en anglais et à un certain moment, parler à des techniciens en espagnol !», a-t-il précisé. Et d’ajouter : «D’autres difficultés concernent, bien entendu, la nécessité de traduire ma vision dans le temps et le budget imparti car nous étions indépendamment financés, mais nous nous en sommes bien tirés de ce côtélà ! Enfin, il y avait le fait que le tournage avait lieu entre deux continents et qu’il fallait donc gérer des problèmes d’accessibilité et de transfert de matériel ou d’information permanents, ce qui n’était pas toujours aisé».

Le producteur du film, Mostapha Mellouk, a, de son côté, indiqué que ce film «dépeint une image positive de la société musulmane et de la culture arabe, alors que nombre de productions les mettent au centre des problématiques mondiales actuelles». Il a souligné que le film a été « réalisé à 90% au Maroc et a connu la participation d’un casting américain, ce qui a permis de bénéficier d’une expérience et d’un savoir-faire cinématographique riches pour l’industrie marocaine du cinéma».

Mickey Rourke, qui s’est déjà vu décérné un Golden Globe et un BAFTA, a , quant à lui, déclaré, dans un entretien accordé à Good Morning Britain que «travailler avec Aziz Tazi était une expérience formidable». Il a également tenu à saluer «l’enthousiasme de ce jeune réalisateur qui n’avait à l’époque que 28 ans».

Mehdi Ouassat 

 

Libé
Jeudi 17 Juin 2021

Lu 737 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.


Flux RSS