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Millésimes




Le Nouvel An est un jour particulier au cours duquel paroles et actes se fondent dans une indescriptible ambiance festive qui rappelle souvent ou fait oublier parfois les heurs et les malheurs d’une année qui a tiré à sa fin.
Si chaque pays, chaque peuple le célèbre à sa manière, chacun a ses codes et ses rites immuables où vœux et étrennes se donnent la main en guise de souhait de voir le futur sous les meilleurs auspices possibles.
La presse n’échappe pas à cette tradition puisqu’elle a pris l’habitude de publier des numéros spéciaux en l’occasion.
Souscrire à celle-ci impose néanmoins deux postures souvent inconciliables : celle de regarder dans le rétroviseur pour narrer ce qui est advenu au cours des 365 jours morts de leur plus belle mort, ou celle de jouer aux oracles et augurer de ce qui adviendra au cours des jours et mois prochains.
Les fins d’année sont, en effet, propices aux bilans et aux prédictions. Mais nous saurons raison garder à l’instar des célèbres vœux du général Charles de Gaulle en 1967 : « Que sera 1968 ? L’avenir n’appartient à personne et je ne le prédis pas ». Connaissant la suite de l’histoire, nous ne serons donc ni zélateurs ni cassandres
La raison : tous les indicateurs n’incitent pas à l’optimisme le plus béat. Asséner pareille vérité en ce jour de fête, équivaudra malheureusement à la gâcher.
Aussi nous contenterons-nous d’un simple rappel des faits marquants de 2018 en faisant montre d’un optimisme de circonstance et en cultivant le secret espoir de croire que les soubresauts qui ont secoué notre pays durant l’année qui est à l’article de sa mort sont bel et bien derrière nous et que rien ne sera désormais totalement noir ou blanc, mais d’un gris d’autant plus consensuel que le vert semble avoir boudé, pour un temps que nous espérons court, la majorité de nos indicateurs socioéconomiques et que le sentiment général n’est plus à l’euphorie des temps jadis, loin s’en faut !
Le cru de 2018, une chienne d’année que l’horoscope chinois a appelée l’Année du chien du nom du onzième signe du zodiaque de l’Empire du Milieu, fut pour le moins mauvais. Nous aurons néanmoins à en goûter l’amer breuvage jusqu’au début du mois prochain puisque l'Année du cochon de terre ne montrera le bout de son nez que le 5 février pour finir en apothéose un cycle de 12 ans qui a vu le monde se prendre la tête pour se la cogner contre le mur de l’incompréhension et des conflits de toutes sortes. Un cycle au cours duquel le Maroc est passé par des hauts et des bas et où il y eut tellement d’effets d’annonce que l’on ne saurait dire avec exactitude le nombre de ceux qui ont reçu l’onguent de l’effectivité ni séparer le bon grain de l’ivraie.
Quoi qu’il en soit, force est de dire que le millésime 2018 ne bonifiera pas dans notre mémoire collective. Espérons donc que le cru de 2019 soit meilleur et bonne année quand même.

Par Ahmed Saaidi
Mardi 1 Janvier 2019

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