Egalement animateur radio, Mamoun est un artiste aux talents multiples qui s’est lancé un défi majeur: faire revivre Jacques Brel et d’autres chanteurs de talent en reproduisant leurs chansons un peu partout dans le monde. Ce virtuose de la scène avait même consacré son mémoire de fin d’études à Jacques Brel. «Mon mémoire de fin d’études s’intitulait «Le départ chez Jacques Brel », explique-t-il. «Brel, je l’ai découvert quand j’avais 15 ans. Je me posais alors beaucoup de questions, comme tous les adolescents de mon âge. Et les chansons du grand Jacques m’ont fourni les réponses nécessaires. Je peux affirmer qu’une chanson comme «J’en appelle» peut vraiment remodeler la personnalité d’un adolescent», souligne l’artiste, tout en précisant que «les gens disent que j’imite Brel. C’est vrai que je le chante avec beaucoup de mimique, beaucoup de théâtralité, mais on ne peut pas chanter Brel tout en restant immobile. Je chante Brassens, je chante Aznavour, je n’imite personne. Pour chanter Brel, j’ai beaucoup travaillé la mimique, comme tout comédien. Car il ne faut pas oublier que je suis l’élève du grand Tayeb Seddiki. Donc je n’imite pas Brel. Je l’interprète».
Selon l’artiste, même Jaques Brel avait parfois l’impression d’être Vasco de Gama quand il chantait certaines chansons dans certains théâtres. «Hé bien moi, il m’arrive d’avoir l’impression d’être Brel, dans certaines conditions sur scène. Surtout quand le public ignore tout de Brel, et que moi je chante pour lui, je lui fais découvrir pour la première fois ma passion pour ce grand artiste», ajoute Mamoun qui avoue qu’il considère Brel comme un père spirituel. «Il est tout pour moi. Sa vie a été un modèle pour moi. J’avais essayé de mener une vie pareille à la sienne, mais cela est singulièrement impossible. Comme lui, j’ai claqué la porte de l’usine. Comme lui, je suis parti pour réaliser mon rêve: devenir chanteur. Maintenant, je vis en chantant», conclut l’artiste.










Programmation inédite pour une 1ère édition tournée vers la nouvelle génération
