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Majid Bekkas est actuellement
en tournée en Belgique et aux Pays- Bas
pour la sortie de son dernier album
«Al Qantara». L'artiste gnaoui
se produira à La Haye et Amsterdam,
puis dans les villes belges de Bruges,
Tournai, Bruxelles, Turnhout
et Louvain dans des concerts intimistes.
Créateur de «L’African gnaoua blues », forme d’expression musicale issue de la musique spirituelle de transe gnaouie, métissée au jazz et au blues de sources africaines, Majid Bekkas est actuellement en tournée en Belgique et aux Pays-Bas. Jusqu’au 26 mars courant, le directeur artistique du Festival Jazz au Chellah sillonnera différentes villes de ces deux pays pour présenter son dernier album «Al Qantara» dans le cadre de concerts intimistes. «Je suis venu à la rencontre de mon public et mes fans en Belgique et aux Pays-Bas à l'occasion de la sortie de mon dernier Album «Al Qantara» qui reflète un métissage entre la musique gnaouie, la musique marocaine aux influences orientales, le jazz et la musique indienne», explique Majid Bekkas dans une déclaration à la MAP. L'artiste s’est dit ravi de partager avec le public son dernier album, fruit d'une longue collaboration avec le Marocain Khalid Kouhen et le Belge Manuel Hermia.
En effet, après avoir collaboré avec le joueur de Kora (harpe-luth à 21 cordes), le Sénégalais Ablaye Cissoko pour l’album «Mabrouk», il y a un peu plus de deux ans, cette fois, c’est une collaboration à trois que Majid Bekkas a voulu enregistrer, restant fidèle à ses intentions multiculturelles. Ce qui est, d’ailleurs, reflété par le nom de ce nouveau projet: «Al Qantara», qui signifie “le pont”, en arabe. Enregistré donc avec le Belge Manuel Hermia (flûte indienne, saxophone et clarinette) et le percussionniste marocain Khalid Kouhen, cet album s'inspire d'un Maroc, considéré comme un carrefour des civilisations, une terre riche en traditions et en cultures, ayant marqué de son empreinte l'Histoire d'Afrique, d'Orient et
d'Occident.
Issu, lui aussi, du métissage réussi entre les cultures africaine et arabo-berbère, Majid est un artiste et intellectuel gnaoui, initié à la culture de gnawa ou "taghnawite" par le grand maître Ba Houmane qui lui a appris l'essence de cet art. Il réside actuellement à Salé et exerce son métier, à Rabat, en tant que professeur de musique au Conservatoire. Il est également le directeur artistique du Festival de jazz des Oudayas de Rabat, depuis sa création en 1996. Ce festival est financé par la Communauté économique européenne et réservé aux jazzmen européens.
Rappelons que la musique gnaouie est de tradition orale, transmise de maître à disciple, car les premiers gnaouis étaient souvent analphabètes. La reprise du flambeau de "tagnawite" par des intellectuels gnaouis, comme Majid Bekkas, maîtrisant aussi bien cette tradition orale que les fondements de la musique universelle, a permis à la fois une maturité de cette musique et sa rencontre avec d'autres styles musicaux comme le jazz, le blues, ou encore le flamenco...
en tournée en Belgique et aux Pays- Bas
pour la sortie de son dernier album
«Al Qantara». L'artiste gnaoui
se produira à La Haye et Amsterdam,
puis dans les villes belges de Bruges,
Tournai, Bruxelles, Turnhout
et Louvain dans des concerts intimistes.
Créateur de «L’African gnaoua blues », forme d’expression musicale issue de la musique spirituelle de transe gnaouie, métissée au jazz et au blues de sources africaines, Majid Bekkas est actuellement en tournée en Belgique et aux Pays-Bas. Jusqu’au 26 mars courant, le directeur artistique du Festival Jazz au Chellah sillonnera différentes villes de ces deux pays pour présenter son dernier album «Al Qantara» dans le cadre de concerts intimistes. «Je suis venu à la rencontre de mon public et mes fans en Belgique et aux Pays-Bas à l'occasion de la sortie de mon dernier Album «Al Qantara» qui reflète un métissage entre la musique gnaouie, la musique marocaine aux influences orientales, le jazz et la musique indienne», explique Majid Bekkas dans une déclaration à la MAP. L'artiste s’est dit ravi de partager avec le public son dernier album, fruit d'une longue collaboration avec le Marocain Khalid Kouhen et le Belge Manuel Hermia.
En effet, après avoir collaboré avec le joueur de Kora (harpe-luth à 21 cordes), le Sénégalais Ablaye Cissoko pour l’album «Mabrouk», il y a un peu plus de deux ans, cette fois, c’est une collaboration à trois que Majid Bekkas a voulu enregistrer, restant fidèle à ses intentions multiculturelles. Ce qui est, d’ailleurs, reflété par le nom de ce nouveau projet: «Al Qantara», qui signifie “le pont”, en arabe. Enregistré donc avec le Belge Manuel Hermia (flûte indienne, saxophone et clarinette) et le percussionniste marocain Khalid Kouhen, cet album s'inspire d'un Maroc, considéré comme un carrefour des civilisations, une terre riche en traditions et en cultures, ayant marqué de son empreinte l'Histoire d'Afrique, d'Orient et
d'Occident.
Issu, lui aussi, du métissage réussi entre les cultures africaine et arabo-berbère, Majid est un artiste et intellectuel gnaoui, initié à la culture de gnawa ou "taghnawite" par le grand maître Ba Houmane qui lui a appris l'essence de cet art. Il réside actuellement à Salé et exerce son métier, à Rabat, en tant que professeur de musique au Conservatoire. Il est également le directeur artistique du Festival de jazz des Oudayas de Rabat, depuis sa création en 1996. Ce festival est financé par la Communauté économique européenne et réservé aux jazzmen européens.
Rappelons que la musique gnaouie est de tradition orale, transmise de maître à disciple, car les premiers gnaouis étaient souvent analphabètes. La reprise du flambeau de "tagnawite" par des intellectuels gnaouis, comme Majid Bekkas, maîtrisant aussi bien cette tradition orale que les fondements de la musique universelle, a permis à la fois une maturité de cette musique et sa rencontre avec d'autres styles musicaux comme le jazz, le blues, ou encore le flamenco...