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L'ONG Observatoire égyptien pour le journalisme et les médias a fait savoir sur Facebook que le tribunal pénal du Caire avait décidé lundi de remettre en liberté celui qui était soupçonné "d'incitation à la sédition contre l'Etat" et de "diffusion de fausses informations". Les appels à sa remise en liberté se sont multipliés, en particulier émanant d'Amnesty international. Un tribunal avait ordonné sa libération conditionnelle en mai 2019 mais, une semaine plus tard, il avait été frappé d'une autre série d'accusations et maintenu en détention. Mahmoud Hussein, un Egyptien qui travaillait au siège d'Al-Jazeera à Doha, avait été arrêté fin décembre 2016, trois jours après son arrivée en Egypte où il s'était rendu en famille pour des vacances.
L'Egypte fait partie des pays arabes ayant rompu en juin 2017 leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir les Frères musulmans, qualifiés d'organisation "terroriste" par Le Caire. Ces relations ont repris officiellement le 20 janvier, dans le cadre de la réconciliation scellée en début de mois entre Doha et plusieurs pays de la région. Le régime du président Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir depuis l'éviction par l'armée des Frères musulmans en 2013, est régulièrement accusé par les ONG de museler l'opposition, islamiste comme laïque. Le Caire nie systématiquement ces accusations et assure vouloir lutter contre le terrorisme et les risques d'instabilité.