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Les travaux de valorisation du Géoparc du M’Goun avancent cahin-caha

L’ouverture du musée jurassique d'Azilal au grand public, espérée fin mars




Labellisé patrimoine mondial de l’Unesco en 2014, le Géoparc du M’Goun est une inestimable richesse qui gagne à être préservée et connue. Deux objectifs censés être atteints par le biais de projets de valorisation de ses ressources naturelles et culturelles. Des travaux qui sont loin d’être terminés. Pis, la cadence ne serait pas du goût du gouverneur de la province de Khénifra, Khatib El Hebil.
En effet, si l’on en croit la MAP, Khatib El Hebil aura appelé à hâter la cadence d'achèvement des travaux de construction et de réhabilitation du musée jurassique d'Azilal, entre autres. Avec pour objectif, l’ouverture de ce musée si particulier au grand public dès la fin du mois de mars. Unique en son genre au niveau national, il fera la part belle à plusieurs fossiles et antiquités archéologiques qui définissent un pan de l'histoire naturelle du Géoparc qui s’étend sur une superficie de 5.700km², incluant les montagnes du Haut et du Moyen Atlas, situées entre Béni Mellal et Azilal.
Les cascades d’Ouzoud ont également été abordées lors d’un conseil d’administration du Géoparc. Les travaux sont en cours. Et ce n’est pas plus mal, les cascades étant une source de revenus non négligeable pour les habitants de la région. Mais cela demeure insuffisant. Le conseil du Géoparc du M’Goun ne dit pas autre chose. Il plaide pour des projets consacrés au désenclavement de la région et à la valorisation des produits agricoles. Tant que l’on est dans le domaine de la valorisation, ledit conseil a appelé, à raison, à la protection du domaine forestier de la province. Composé essentiellement de chêne et autre cyprès, ce domaine forestier est malheureusement en recul constant.   
Si le wali de la région espère accueillir dans la province d’Azilal, la réunion du réseau des Géoparcs mondiaux de l'UNESCO en 2022, c’est qu’il croit en la capacité du Géoparc à être un levier de développement pour la région et une destination touristique par excellence. Il faut dire que les atouts ne manquent pas. Récemment revalidé comme Géoparc mondial Unesco, le M’Goun est l’un des joyaux les plus fabuleux du Royaume. Le Géoparc du M’Goun, c’est une région, deux provinces, quinze communes. Des richesses géologiques, paléontologiques et minéralogiques exceptionnelles. Des empreintes de pas de dinosaures théropodes et sauropodes. Des gravures rupestres et des grottes d’un autre temps. Tout cela n’est qu’un aperçu des atouts touristiques et du patrimoine naturel et géologique qui caractérisent les 22 géosites le composant.
Toutefois, ce Géoparc n’est pas à l’abri de la déperdition. La cause ? Principalement un manque d’éducation et de sensibilisation aux connaissances géo-scientifiques et environnementales du Géoparc, ainsi qu’à une absence de mécanismes à même de développer le géo-écotourisme dans ce majestueux territoire, souvent dégradé par une empreinte humaine malsaine. Comme quoi, les travaux ne serviront pas à grand-chose sans une campagne de sensibilisation destinée aux populations locales.  

C.C
Vendredi 7 Février 2020

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