-
L’ONDA renforce l’offre de bus et taxis de l’aéroport de Rabat-Salé
-
Tunis : Un expert marocain plaide pour des solutions numériques au service de systèmes agricoles résilients et durables
-
Crédits-Dépôts bancaires : le tableau de bord de BAM en 5 points clés
-
Revenus en monnaies étrangères : La DGI fixe le taux de change pour 2025
-
Tissu productif marocain : La résilience fragilisée par la montée des dissolutions
Nabil Benabdelah est confiant. Il estime que 10.000 logements destinés aux classes moyennes seront construits entre la fin de 2013 et le début de 2014.
Un enthousiasme que ne partagent pas certains parlementaires qui estiment que ce projet est un vrai fiasco de l’aveu même des promoteurs immobiliers qui ne semblent pas si pressés de signer une quelconque convention dans ce sens.
Les parlementaires estiment que même si ces derniers reviennent à de meilleurs sentiments, ils vont cibler en premier lieu les villes où les prix du marché de l’immobilier sont proches du tarif qui sera imposé pour les logements intermédiaires subventionnés. Une situation que pourra remettre en cause le projet lui-même puisque 70% de la classe moyenne nationale réside dans l’axe Casablanca-Rabat.
Un positionnement qui remet sur le métier la question du foncier destiné à ces logements. En effet, dans ces deux villes, non seulement le foncier est de plus en plus coûteux mais il est de plus en plus rare. Un phénomène qui touche même le périurbain de plus en plus phagocyté par l’habitat social. D’où des questions pressantes: où le département de l’habitat compte-t-il trouver du foncier? Y aura-t-il un débordement sur les terres agricoles? L’invasion va-t-elle atteindre d’autres localités avoisinantes? Difficile de répondre mais la saturation des villes annonce qu’on est sur cette voie.
Autres questions et non des moindres: construire des logements de standing dans des lieux éloignés des centres-villes sera-t-il du goût d’une classe qui cherche la centralité vu ses modes de vie et la nécessité de ne pas résider trop loin de son lieu de travail? L’installation de ces classes en périphérie des villes sera-t-elle accompagnée d’un renforcement des réseaux routiers et des transports publics?
L’implication d’Al Omrane dans ce créneau suscite également les inquiétudes des parlementaires. Pour eux, l’entrée de cette holding publique risque de l’engager dans des projets non rentables et du coup plomber davantage ses comptes. Pire, ils pensent que l’engagement d’Al Omrane dans ce créneau pourra bien la dévier de sa mission initiale, à savoir la construction de logements sociaux et particulièrement ceux dont les prix sont fixés à 140.000 DH.









Tunis : Un expert marocain plaide pour des solutions numériques au service de systèmes agricoles résilients et durables


