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Les industries culturelles et créatives tiennent leurs premières Assises nationales




Mohamed Laâraj : Faisons de la culture une locomotive pour le développement Habib El Malki : L’investissement dans les domaines  de la culture permet d'enrichir l'identité nationale
Ahmed Réda Chami : Le capital immatériel contribue pour plus de 72% à la richesse nationale.

La première édition des Assises des industries culturelles et créatives (ICC) s’est tenue les 4 et 5 octobre à Rabat sous le Haut Patronage de S.M le Roi Mohammed VI, à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication et la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC) de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Ces assises, qui interviennent en application des dispositions constitutionnelles, reflètent la sollicitude dont le Souverain entoure les questions culturelles et créatives, dans le cadre de la volonté de consolider et de renforcer le statut et le rôle de la culture dans l’effort de développement national, indique un communiqué des organisateurs.
Premier du genre, cet événement a connu la participation de nombreuses personnalités, experts et acteurs culturels et économiques marocains et étrangers, qui se sont réunis dans le cadre d'ateliers thématiques pour examiner les problèmes et les mesures visant à renforcer la place des industries culturelles au sein du développement économique et social.
S'exprimant à l'ouverture de cet évènement, Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, a mis l’accent sur l’importance de la culture au Maroc, «pays de civilisation, d'histoire et de mémoire, riche de son capital matériel, immatériel et symbolique», a-t-il souligné. Il a, dans ce sens, noté que les concepts des industries culturelles et créatives se sont élargis pour englober le marché universel, devenant décisifs dans la concurrence économique, commerciale, scientifique et technologique, et dans la course vers le leadership et les positions d'influence tant au niveau de l’économie du savoir, de la construction des sociétés de la connaissance, que dans la circulation et la gestion de l'information. Il a, par ailleurs, invité les hommes et les femmes d’affaires à bien saisir l’importance de l’investissement dans les domaines de la culture et de la création, eu égard à sa contribution à la création des richesses et à la réalisation de niveaux rassurants de revenus et du produit intérieur brut. L’investissement dans ce secteur permet aussi de renforcer la cohésion sociale, d'enrichir l'identité nationale et de soutenir la stabilité politique et la paix sociale, en plus de la promotion du bien-être et de la dignité dans la société, a insisté Habib El Malki.
De son côté, Mohamed Laâraj, ministre de la Culture et de la Communication, a expliqué que les mutations dans le secteur de la culture ont engendré un développement du concept de la culture et l'émergence d'industries culturelles et créatives comme un secteur autonome qui requiert l'accompagnement et la recherche de solutions pour pouvoir surmonter les contraintes. Il a affirmé que les avancées réalisées dans le domaine de la réhabilitation du secteur culturel au Royaume, grâce aux efforts des différentes instances et acteurs, doivent être consolidées pour passer à d'autres niveaux de gestion faisant ainsi de la culture une locomotive pour le développement économique, social et spatial. Dans ce cadre, a-t-il noté, le Royaume a accumulé une longue expérience dans l'édification des fondements et des bases de la culture, en s'inspirant des hautes orientations Royales relatives à la protection du patrimoine culturel. La Constitution du Royaume a été un couronnement de ce processus, plaçant la culture en pole position tant par la création du Conseil national des langues et de la culture marocaines, que par le soutien de la créativité culturelle et artistique, a-t-il ajouté.
Le ministre a souligné, par ailleurs, que le Maroc a toujours été un membre actif du système des Nations unies, en particulier au sein des organisations culturelles internationales, qui ont mis au point de nouvelles approches de développement incluant les déterminants culturels des peuples, précisant que le ministère de la Culture a alloué au secteur culturel et artistique et au soutien des associations au cours des deux dernières années, une aide financière de 150 millions de dirhams, bénéficiant à quelque 2.000 projets dans les domaines du livre, de la lecture, du théâtre, des arts plastiques, des associations et des manifestations culturelles. 
Pour sa part, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami, a estimé que l’investissement dans la culture, l’art et la création constitue le défi de l’avenir et représente un domaine prometteur à même d’insuffler une dynamique au développement économique et social au Maroc, et ce dans le cadre de la diversification du tissu économique. Cette dynamique a forgé une nouvelle image du Royaume et lui a donné un rayonnement particulier aux niveaux régional et mondial. Chami a souligné que l’étude élaborée par le CESE sur la richesse globale du Maroc, entre 1999 et 2013, a démontré que le capital immatériel, composé essentiellement de la culture, de l’art, de l’histoire et d’autres éléments comme la stabilité et la bonne gouvernance et le lien social, contribue de plus de 72% à la richesse nationale. 

M.O
Lundi 7 Octobre 2019

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