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Sans surprise, majorité oblige, Abdelilah Benkirane et son cabinet se sont vu accorder la confiance des députés. Le programme du gouvernement a été adopté par 218 voix contre 135. Aucune abstention n'a été enregistrée. L’opposition a fait bloc contre un programme jugé trop superficiel, versant dans des généralités et manquant de précision et de méthodologie. La sincérité, le populisme et les promesses ne peuvent suffire pour gérer un pays.
Mais pendant que le chef de l’Exécutif faisait son «one man show» sous la Coupole devant les conseillers et les députés, à l’extérieur d’autres scènes de protestation et de répression rappelaient une triste réalité, celle des diplômés chômeurs. Ces derniers avaient encerclé toutes les sorties du Parlement en guise de contestation contre l’indiférence vis à vis de leur situation qui empire de jour en jour. Leur désespoir a atteint le paroxysme avec les immolations de trois des leurs dont l’un vient de décéder des suites de ses brûlures.
Le ministre Ramid, au lieu de donner des réponses sur ce fléau et d’exposer les initiatives que compte mener le gouvernement à ce sujet, commentera ces immolations en déclarant devant les manifestants : «Que ceux qui s’immolent en assument la responsabilité.» La tension était à son comble alors que Benkirane faisait ses vœux pieux et lançait ses gauches plaisanteries. Mais devant le Parlement, c’est un triste spectacle: des jets de pierres, des interventions musclées, des scènes d’évanouissements et des slogans contre le programme gouvernemental qui ne prend pas en considération l’intégration des diplômés chômeurs.
Mais pendant que le chef de l’Exécutif faisait son «one man show» sous la Coupole devant les conseillers et les députés, à l’extérieur d’autres scènes de protestation et de répression rappelaient une triste réalité, celle des diplômés chômeurs. Ces derniers avaient encerclé toutes les sorties du Parlement en guise de contestation contre l’indiférence vis à vis de leur situation qui empire de jour en jour. Leur désespoir a atteint le paroxysme avec les immolations de trois des leurs dont l’un vient de décéder des suites de ses brûlures.
Le ministre Ramid, au lieu de donner des réponses sur ce fléau et d’exposer les initiatives que compte mener le gouvernement à ce sujet, commentera ces immolations en déclarant devant les manifestants : «Que ceux qui s’immolent en assument la responsabilité.» La tension était à son comble alors que Benkirane faisait ses vœux pieux et lançait ses gauches plaisanteries. Mais devant le Parlement, c’est un triste spectacle: des jets de pierres, des interventions musclées, des scènes d’évanouissements et des slogans contre le programme gouvernemental qui ne prend pas en considération l’intégration des diplômés chômeurs.