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Ils n’ont pas hésité à le faire : écarter une Constitution, pourtant nouvelle, avec un simple revers de la main. Ces comportements anti-constitutionnels du chef du gouvernement, objet d’une problématique juridico-médiatique assez sérieuse, n’émanent pas d’une mauvaise interprétation de la Loi suprême du pays. Si tel était le cas, il aurait pu demander la bonne interprétation à la Cour constitutionnelle. Mais cela serait le dernier de ses soucis. Car à l’instar de tous les islamistes du monde et peu importe le degré de leur intégrisme, les amis de M. Benkirane ne sont pas convaincus de l’utilité de ce document dont le but est d’organiser la gestion du pouvoir. Lors du débat ayant précédé la nouvelle Constitution au Maroc, le PJD, aujourd’hui au pouvoir, manifestait un désintérêt total à l’égard de centaines de dispositions par lesquelles la vie publique sera hypothéquée pendant les années à venir. En revanche, la religion et la Commanderie des croyants étaient les deux seuls points pour lesquels il a remué ciel et terre. Plus royaliste que le Roi? C’est facile à réfuter dans la mesure où le projet final de la Constitution dont la préparation a été pilotée par un conseiller du Souverain, parlait clairement du caractère civil de l’Etat. Chose qui a vite disparu sous l’effet du tapage islamiste faisant ainsi rater au Maroc l’occasion de clarifier les frontières entre le champ de la religion et celui de l’Etat.
«Notre Constitution, c’est le Coran! » Par le biais de cette expression assez trompeuse dans le fond, les islamistes veulent donner l’impression qu’ils font du livre Saint une référence de base pour gérer l’espace public. Or le Coran, lui, n’a jamais eu pour vocation de servir de plateforme politique pour qui que ce soit. Il ne parle ni de l’Etat ni des institutions. C’est un formidable système de valeurs qui s’adresse principalement à l’âme et se situe bien au-dessus de la politique, de ses divergences, de ses querelles et de ses intérêts. Etant de vrais politiciens, les islamistes n’ignorent pas cette vérité. Mais ils utilisent le slogan de «notre Constitution, c’est le Coran» d’abord pour écarter le droit positif et donner par ce fait une légitimité religieuse à leur action, mais aussi pour avoir la sympathie d’une frange d’électeurs conservateurs en proie à l’analphabétisme, à la pauvreté et au désespoir !
Voilà ! La Constitution, ils s’en foutent. Les ministres de Benkirane, à peine sortis du palais Royal où ils étaient nommés, ont procédé à la passation des consignes. Et ce, avant même que le Dahir de leur nomination ne soit publié au Bulletin officiel et sans attendre que le gouvernement n’obtienne la confiance des parlementaires comme prévu par la Constitution.
Voilà quelques indices qui en disent long sur ceux à qui nous aurons affaire à partir d’aujourd’hui. Des gens qui conçoivent bizarrement l’Etat et la gestion du pouvoir !
Et si l’on ajoutait à cela, le populisme démesuré et les promesses lancées dans tous les sens, on serait légitimement en droit de s’inquiéter pour le pays !
«Notre Constitution, c’est le Coran! » Par le biais de cette expression assez trompeuse dans le fond, les islamistes veulent donner l’impression qu’ils font du livre Saint une référence de base pour gérer l’espace public. Or le Coran, lui, n’a jamais eu pour vocation de servir de plateforme politique pour qui que ce soit. Il ne parle ni de l’Etat ni des institutions. C’est un formidable système de valeurs qui s’adresse principalement à l’âme et se situe bien au-dessus de la politique, de ses divergences, de ses querelles et de ses intérêts. Etant de vrais politiciens, les islamistes n’ignorent pas cette vérité. Mais ils utilisent le slogan de «notre Constitution, c’est le Coran» d’abord pour écarter le droit positif et donner par ce fait une légitimité religieuse à leur action, mais aussi pour avoir la sympathie d’une frange d’électeurs conservateurs en proie à l’analphabétisme, à la pauvreté et au désespoir !
Voilà ! La Constitution, ils s’en foutent. Les ministres de Benkirane, à peine sortis du palais Royal où ils étaient nommés, ont procédé à la passation des consignes. Et ce, avant même que le Dahir de leur nomination ne soit publié au Bulletin officiel et sans attendre que le gouvernement n’obtienne la confiance des parlementaires comme prévu par la Constitution.
Voilà quelques indices qui en disent long sur ceux à qui nous aurons affaire à partir d’aujourd’hui. Des gens qui conçoivent bizarrement l’Etat et la gestion du pouvoir !
Et si l’on ajoutait à cela, le populisme démesuré et les promesses lancées dans tous les sens, on serait légitimement en droit de s’inquiéter pour le pays !