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Le secteur privé marocain, un acteur en faveur de l'intégration régionale

Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement




Les entreprises du secteur privé marocain sont un acteur en faveur de l'intégration régionale de l'Afrique, a indiqué Hanan Morsy, la directrice en charge du département des politiques macroéconomiques, des prévisions et de la recherche de la Banque africaine de développement (BAD).
 "Le Maroc est en tête des pays en termes d'expansion d'entreprises du secteur privé en Afrique. Les entreprises marocaines sont implantées sur l'ensemble du continent", a dit Mme Morsy, dans une interview à la MAP, en marge des Assemblées annuelles de la BAD tenues récemment à la capitale de la Guinée Equatoriale, relevant que ces entités jouent un rôle important en faveur de l'intégration régionale du continent.
Elle a, dans ce sens, salué les efforts et l'engagement du Royaume dans ce processus, en particulier en faveur de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (ZLECA). Par ailleurs, abordant le taux de croissance en Afrique estimé à 4% en 2019 selon le rapport de la BAD sur "les perspectives économiques en Afrique 2019", Mme Morsy a souligné que "bien que ce taux soit plus élevé que dans les autres pays émergents, il demeure insuffisant pour relever le défis du chômage".
"En raison de la dynamique démographique en Afrique, le continent doit croître entre 4,5% et 7%" a t-elle expliqué, faisant savoir que la population active africaine devrait augmenter de près de 40% d'ici 2030, et si les tendances actuelles se maintiennent, seule la moitié des nouveaux arrivants sur le marché du travail trouvera un emploi, soit 100 millions de jeunes Africains sans emploi".
En outre, le continent perd, au minimum, 2,3 millions d'emplois annuellement, en raison de diverses contraintes imposées sur les entreprises, a t-elle poursuivi.
Sur la Zone de libre-échange continentale africaine, la responsable a relevé que l'abolition des tarifs sur le commerce intra-africain (la phase 1 de la ZLECA) aura pour résultat l'augmentation des échanges intra-africains de 15%, soit un gain de 2,8 milliards de dollars, notant qu'"étendre la ZLECA en éliminant les équivalents tarifaires ad valorem des barrières non tarifaires sur les biens et services, multiplie par 13 les gains totaux en revenu réel". 
Tenues sous thème "L'intégration régionale pour la prospérité économique de l'Afrique", les assemblées annuelles de la BAD constituent l'événement le plus important de cette institution. Environ 3.000 participants prennent part à ce rendez-vous, parmi lesquels des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales, des banquiers, des parlementaires, des représentants de la société civile, des dirigeants d’organisations internationales et des chefs d’entreprise de premier plan issus des Etats membres de la BAD pour partager leurs points de vue sur les efforts à réaliser dans l’intégration régionale et d’échanger sur les défis majeurs du développement en Afrique. 

Libé
Lundi 17 Juin 2019

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