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Le rapport de la commission du Parlement européen met en relief l’impact des efforts de développement sur les résidents des provinces sahariennes




Le rapport de la commission du Parlement européen met en relief l’impact des efforts de développement sur les résidents des provinces sahariennes
Montrer l'impact des efforts de développement consentis par le Maroc dans ses provinces du Sud et le fort bénéfice des populations locales des ressources naturelles de la région, telle a été la mission d’une délégation de la commission du commerce international du Parlement européen (INTA) du 2 au 4 septembre à Laâyoune et Dakhla.
Dans son rapport rendu public à l’issue de cette mission, organisée dans le contexte de l’approbation par le Parlement européen de l’accord visant à étendre les préférences commerciales UE-Maroc aux produits agricoles et de la pêche de la région, la délégation d’eurodéputés a, à l’occasion de ses différentes rencontres avec les acteurs locaux et ses visites de terrain, constaté de visu le dynamisme du tissu économique et l’impact du produit de la croissance sur la population locale.
Le programme de la mission était articulé autour de six rencontres avec des associations représentatives de la société civile sahraouie, deux rencontres avec les autorités officielles, une réunion avec une association protectrice des droits de l’Homme, une réunion avec la Chambre de commerce française et six visites de terrain.
La délégation d’eurodéputés, conduite par Patricia Lalonde, a ainsi eu une séance de travail avec le président de la région de Dakhla-Oued Ed Dahab, Yanja El Khattat, en présence notamment des élus et des représentants des Chambres professionnelles.
La rencontre a été l’occasion de mettre en avant le développement récent de la région, notamment en termes d’école et de centres hospitaliers, ainsi que les projets d’agriculture, et de souligner l’importance des liens économiques avec l’Union européenne, en appelant à l’adoption rapide des accords agricole et de la pêche dont la population locale tire un bénéfice certain.
Des projets comme les filières d’élevage et de primeurs ou ceux relatifs à la gestion de l’eau, notamment la généralisation des systèmes de goutte-à-goutte pour les cultures et la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer prévue pour 2020, ont retenu l’attention de la délégation.
S’agissant de la pêche, les eurodéputés se sont informés de l’impact de ce secteur sur le développement local et l’emploi et pu s’arrêter sur le degré du respect des normes environnementales internationales et européennes en la matière.
Lors de leur rencontre avec le président de la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra, Hamdi Ould Errachid, et de nombreux élus, acteurs et responsables locaux, les membres de la délégation ont pris la mesure du nombre significatif des contrats-projets financés dans le cadre du programme intégré de développement des provinces du Sud lancé par S.M le Roi Mohammed VI en novembre 2015 pour la période 2016-2021 d’une valeur totale de 77 milliards de dirhams.
La réunion a été l’occasion de présenter l’état d’avancement des projets de la région de Laâyoune, d’une valeur de 25 milliards de dirhams et qui concernent notamment l’aménagement urbain, la construction d’une voie express Agadir-Laâyoune-Dakhla, le développement de coopératives agricoles, les services médicaux d’urgence avec l’acquisition d’un hélicoptère, la construction d’un centre universitaire hospitalier, de trois centres de santé et d’un laboratoire, d’une université, de villages de pêcheurs équipés de panneaux solaires et l’acquisition de matériel pour l’artisanat.
Il s’agit aussi de projets environnementaux, notamment la construction d’un barrage contre les inondations et la gestion de la nappe à Smara, l’installation d’un parc éolien d’une capacité de production de 80 MW, la construction d’unités de dessalement et des projets de lutte contre la désertification. Sur l’ensemble de ces projets, la priorité est donnée à l’embauche locale.
La séance de travail avec le président de la Chambre française de commerce au Maroc, Philippe-Edern Klein, qui a ouvert une délégation à Laâyoune en 2017 et qui organisera un forum sur l’investissement à Laâyoune les 3 et 4 novembre prochain, a permis de détailler la perspective des investisseurs français et européens dans la région qui «doit être vue comme un hub d’entrée dans le marché africain ».
Les eurodéputés ont pu voir comment la Chambre de commerce française entend encourager l’investissement dans cette région afin que les jeunes y restent et ne cherchent pas à émigrer, en créant notamment 45 projets français et européens locaux qui concernent par exemple des unités de production automobile et aéronautique «qui ont tous une vision africaine».
Avec des organisations représentatives de la société civile sahraouie, la délégation d’eurodéputés a eu tout le loisir de discuter les questions relatives au développement de la région, à la participation de la population à la vie associative, à l’implication des femmes dans la vie publique et au rôle de la jeunesse.
La délégation a également rencontré le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et le président du comité régional du CNDH et visité une unité de conserve de poisson et deux coopératives féminines de production de fromage frais de lait de chamelle et de couscous à Dakhla.
A Laâyoune, la délégation d’eurodéputés de la commission INTA a visité l’usine de production de phosphate «Phosboucraa», une unité de transformation et de conservation de poisson et une coopérative bovine.
Les différentes informations ainsi recueillies sur place ont permis de constater qu'un grand pourcentage des emplois créés dans les différentes unités industrielles et les secteurs implantés dans la région va aux fils des provinces du Sud et que les recettes des activités sont injectées dans le développement local et constituent une valeur ajoutée non négligeable à l'économie de ces provinces. Ces données confirment également les informations récoltées par la Commission européenne sur le bénéfice direct des populations du Sahara marocain des ressources naturelles et sur l’effort de développement consenti par les pouvoirs publics dans le cadre d’une vision de développement global et intégré de toutes les régions et provinces du Royaume.

Samedi 22 Septembre 2018

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