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Alors que ses leaders ne cessent de tonner à chaque occasion la bonne gouvernance, voilà que le PJD ne tient aucunement compte de ses propos pour faire totalement le contraire. Le Parti de la justice et du développement a été pris en flagrant délit lorsqu’il a été constaté que le huitième congrès de la jeunesse du PJD, qui a eu lieu entre le 26 août et le 1er septembre à Tanger, a été financé par le Conseil de la région du Nord.
On a utilisé des deniers publics pour financer le séjour des invités du congrès qui ont été logés dans un prestigieux palace de la ville du Détroit. Il s’agit d’Abdelmounim Abou El Foutouh, Azzam Tamimi, Mohamed Fatih Raoui et Cheikh Kamal Khatib qui ont encadré et animé des ateliers lors de ce congrès.
L’information rapportée par notre confrère Al Ittihad Al Ichtiraki a été corroborée par un responsable du Conseil de la région qui a tenu à préciser que le financement dudit congrès a eu lieu suite à l’intervention d’un des vice-présidents qui est lui-même membre du PJD. Le comble du paradoxe est que le ministre de la Gouvernance, Mohamed Najib Boulif appartient au groupe PJD au Conseil de la région Tanger-Tétouan.
Un scandale qui révèle que le parti d’Abdel-Ilah Benkirane qui ne rate aucune occasion pour taxer les autres, ne trouve aucune gêne pour se «servir lui-même». Puisant dans la manne financière publique pour servir son agenda politique qui vise à étendre sa mainmise sur les différentes composantes de la société et de l’Etat.
D’autant plus qu’il est pertinent de signaler que ce n’est pas seulement le Conseil de la région du Nord qui a dû casser sa tirelire pour financer les travaux du congrès de la jeunesse du PJD, mais il y a aussi d’autres organismes publics qui ont été sollicités pour venir au secours des organisateurs du congrès.