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Le nouveau cadre de partenariat entre le Maroc et la Banque mondiale approuvé

Soutenir l’ambition du pays et renforcer son avantage concurrentiel tout en promouvant une prospérité partagée au sein de sa population




 Le Groupe de la Banque mondiale et le Maroc se dotent d’un nouveau cadre de partenariat-pays (CPF) pour la période 2019-2024, a annoncé l’institution financière internationale.
Le nouveau CPF, qui a été approuvé mardi 19 par les administrateurs du groupe, « vise à soutenir l’ambition du Maroc de renforcer son avantage concurrentiel dans l’économie mondiale tout en promouvant une prospérité partagée au sein de sa population », a indiqué la Banque précisant qu’il permettra de guider son programme d’assistance financière et technique au Maroc au cours des six prochaines années.
L’approbation du nouveau cadre tombe à point nommé. En effet, comme l’ont souligné les experts de l’institution, le Royaume est à un tournant historique et majeur de son développement. Ils en veulent pour preuve : la dynamique positive que connaît sa société en termes d’urbanisation et de transition démographique notamment, ce qui lui offre une occasion unique d’instaurer une croissance forte et inclusive.
Dans un communiqué, la Banque a également rappelé que « sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le pays s’est engagé dans un nouveau modèle de développement qui doit lui permettre de mieux faire face aux enjeux que constituent la concurrence mondialisée, la cohésion sociale nationale, la création d’emplois et le renforcement du capital humain ».
C’est donc dans ce contexte qu’elle a approuvé le nouveau cadre dont l’objectif « est de définir les axes d’intervention stratégiques du groupe et de tracer les contours de son soutien aux objectifs de développement à long terme du pays », a-t-elle souligné de même source, précisant que ce document détaille les grandes lignes de son soutien financier et technique au cours des prochaines années.
Fruit d’un processus de consultations mené auprès du gouvernement, du secteur privé et de la société civile, le nouveau CPF est établi sur la base des priorités du programme gouvernemental pour les années 2017 à 2021, ainsi que des avantages comparatifs du Groupe de la Banque mondiale, a affirmé la Banque.
Outre le fait qu’il tient compte des enseignements tirés de la précédente Stratégie de partenariat avec le Maroc (2014-2017), le nouveau cadre de partenariat « repose également sur une analyse approfondie et actualisée des défis et des atouts du pays, et a fait l’objet d’un processus de consultations auprès d’un large éventail de parties prenantes nationales », peut-on lire.
Soulignant les fondements du nouveau cadre de partenariat, la Banque a indiqué que trois principaux travaux d’analyse ont servi de base aux priorités et domaines d’intervention identifiés par le nouveau CPF : le Mémorandum économique publié en 2017 et intitulé « Le Maroc à l’horizon 2040 : Investir dans le capital immatériel pour accélérer l’émergence économique », le Diagnostic-pays systématique réalisé en 2018 et le Diagnostic du secteur privé marocain.
En ce qui concerne les axes d’action stratégiques pour orienter l’appui de l’institution internationale, le Groupe de la Banque mondiale en a mis trois en évidence: favoriser la création d’emplois dans le secteur privé, renforcer le capital humain et promouvoir un aménagement du territoire résilient et profitant à tous.
« Dans le cadre du premier axe stratégique, les efforts s’attacheront à accroître la concurrence et à améliorer l’environnement des entreprises, en particulier pour les PME. L’enjeu du deuxième axe stratégique, qui s’articule autour du renforcement du capital humain, est de doter le Maroc des compétences nécessaires pour soutenir la concurrence dans l'économie mondiale », a expliqué la Banque.
Quant au troisième axe stratégique, il vise les régions les moins développées du pays. A ce propos, le soutien prévu dans ce domaine a pour objectif de promouvoir la répartition équitable des infrastructures et des services à l'échelle du pays tout entier.
Selon ses précisons, « il s’agira plus précisément d’améliorer la gestion des ressources en eau et de renforcer la résilience du Maroc aux chocs causés par le changement climatique, en faisant en sorte que les habitants de toutes les régions du pays aient les ressources et les capacités nécessaires pour faire face à leurs conséquences ».
A souligner que le CPF compte aussi mettre l’accent sur l’égalité hommes-femmes et le numérique au titre de priorités transversales tout en s’appuyant sur la gouvernance, qui sera une composante fondamentale de ces trois axes, et la participation citoyenne.
Enfin, conformément au nouveau CPF, les administrateurs du Groupe de la Banque mondiale ont également donné  leur aval à un projet de 611,3 millions d’euros.
Ce projet vise « à aider le Maroc à accélérer l’adoption des technologies numériques afin d’en faire une source d’emplois, de croissance et de services de meilleure qualité et de se doter d’une base essentielle pour conduire la transformation économique en Afrique du Nord et plus généralement sur le continent africain », a justifié la Banque.

Alain Bouithy
Jeudi 21 Février 2019

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