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Le gouvernement yéménite accuse les rebelles d'attaques à Hodeida




Le gouvernement yéménite accuse les rebelles d'attaques à Hodeida
Le gouvernement yéménite et deux de ses alliés ont accusé les rebelles houthis d'avoir violé un accord de cessez-le-feu dans la ville portuaire stratégique de Hodeida dans une lettre adressée à l'ONU, a rapporté mercredi un diplomate arabe.
Dans une lettre datée du 31 décembre et adressée au président du Conseil de sécurité de l'ONU Kacou Houajda Leon Adom, les représentants à l'ONU du Yémen, des Emirats arabes unis et de l'Arabie Saoudite ont affirmé que les rebelles avaient lancé des attaques, notamment aux missiles, à Hodeida, en violation d'une trêve, a dit à l'AFP ce diplomate sous couvert de l'anonymat.
Selon cette lettre, les Houthis ont par ailleurs érigé des barricades et creusé des tranchées dans cette ville sur les bords de la mer Rouage, a-t-il ajouté.
Une coalition menée par Ryad et qui comprend notamment les Emirats arabes unis est intervenue en mars 2015 au Yémen pour aider le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis qui s'étaient emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa et Hodeida.
Le 13 décembre, à l'issue de consultations en Suède, l'ONU a annoncé la conclusion d'un accord pour faire taire les armes, en particulier à Hodeida d'où les belligérants doivent se retirer. Un cessez-le-feu dans cette ville est entré en vigueur le 18 mais la trêve est fragile, les deux camps s'accusant depuis de la violer.
Des images vidéo tournées mercredi par l'AFP montrent des barricades à plusieurs endroits de la ville, ainsi que des conteneurs, parfois deux ou trois empilés les uns sur les autres, qui bloquent en partie des axes de circulation.
Des sacs de sable ou de gros monticules de sable sont aussi visibles dans des rues.
Les rebelles ont eux accusé mercredi la coalition de voler à basse altitude au-dessus de la ville. Ils affirment que l'Arabie Saoudite attaque régulièrement des secteurs sous leur contrôle dans la province de Hodeida depuis le début de la trêve.
Après l'accord en Suède, le Conseil de sécurité a voté une résolution prévoyant l'envoi d'observateurs civils au Yémen afin de superviser l'évacuation des combattants de Hodeida et de sécuriser le fonctionnement de ses ports (ceux de Hodeida, mais aussi de Salif et Ras Issa), par où passe une large part de l'aide humanitaire et des importations du pays.
Le général Patrick Cammaert, chef des observateurs de l'ONU, y est arrivé le 23.
Un responsable de l'ONU a fait état samedi du début du retrait des rebelles de Hodeida, mais aucune autre annonce n'a été faite depuis.
Le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, a provoqué la pire crise humanitaire au monde et jusqu'à 20 millions de personnes sont "en situation d'insécurité alimentaire" selon l'ONU.

Vendredi 4 Janvier 2019

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