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Le gouvernement étrangle les médias algériens




Entre le gouvernement et les médias algériens, le torchon brûle. Et pour cause, les décideurs algériens entendent asphyxier les médias. La manière n’est autre que le contrôle du marché publicitaire en baisse depuis le début de la crise financière dans le pays. Les professionnels considèrent que cette politique  étrangle davantage les médias algériens.
Al Watan, dans sa version francophone online du 20 septembre 2018, souligne qu’en en plus des pressions qu’elles subissent, entre autres le tarissement de la publicité, les entreprises de presse risquent de voir encore leurs revenus publicitaires abaissés.
De quoi s’agit-il exactement ? Les médias et entreprises de presse craignent une disposition dans la première mouture de l’avant-projet de loi de Finances 2019 prévoyant «le plafonnement du seuil à partir duquel les dépenses de promotion et de publicité des produits sont déductibles du plan fiscal (2,5% du chiffre d’affaires)».
Le gouvernement se justifie d’une mesure nécessaire en temps de crise économique frappant le pays, alors que les médias et professionnels n’y voient qu’une nouvelle  politique visant à « étrangler encore plus les médias. Le politique impose toujours ses propres règles au secteur économique », écrit El Watan.
Et d’expliquer davantage que la baisse du marché publicitaire depuis le début de la crise financière dans le pays, « n’explique pas pour autant le désir du gouvernement de réduire les budgets publicitaires des entreprises auxquelles revient, en théorie, la décision de fixer elles-mêmes leurs plans marketing ».
La raison, la vraie raison, entendent les médias algériens, réside dans la volonté d’étouffer les médias et les libertés publiques dont la liberté d’expression. « Il ne faut pas s’étonner de sa volonté de contrôler, voire d’asphyxier les médias, puisqu’il les a déjà mis depuis des années dans l’obligation de passer par l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) », soutient El Watan.

M.E
Vendredi 21 Septembre 2018

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