Le dialogue social entre gouvernement, syndicats et patronat : Deux commissions pour essayer d’aller de l’avant


LARBI BOUHAMIDA
Mercredi 6 Avril 2011

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Satisfaction mesurée de la part des représentants des syndicats qui ont pris part, lundi à Rabat, à l’ouverture de la session printanière du dialogue social.
Le gouvernement de son côté reste disposé, comme le soutient le Premier ministre Abbas El Fassi, à continuer le dialogue en tenant compte des revendications formulées par les centrales syndicales.  Le gouvernement, a-t-il fait savoir,  répondra en partie à la revendication principale, à savoir l’augmentation des salaires.  
Dans une déclaration à l’issue de cette réunion, le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT) a déclaré  que le gouvernement doit donner des signaux relatifs à l'augmentation des salaires et aux promotions.
Pour sa part, le secrétaire général adjoint de la Centrale, Abdessalam  Khairat, nous a indiqué que nombre de revendications  nécessitent des réponses urgentes.
« Nous souhaitons une nouvelle  méthodologie de travail   des deux commissions mises en place, qui sont chargées des secteurs public et privé. Un agenda et un calendrier précis dans le temps avec détermination des priorités et non pas un travail semblable à celui qui a prévalu lors des rounds précédents », a-t-il poursuivi.
Et de préciser : «Notre position  dépendra des résultats qui seront dégagés des  réunions  que nous devons avoir avec le ministre de la Modernisation des secteurs publics, Saad Eddine El Alami, et celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani ».  
A souligner qu’il a été également convenu lors de cette rencontre de tenir des réunions entre les centrales syndicales et certains ministres pour examiner des dossiers sectoriels.
Pour sa part, le secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik a affirmé que sa centrale syndicale attend des solutions opérationnelles de la part du gouvernement concernant les revendications relatives notamment à la hausse générale des salaires, l'augmentation du SMIG, l'abattement fiscal et l'ouverture de négociations sectorielles pour améliorer les conditions de la classe ouvrière marocaine.
De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Horani, a exprimé la disposition des entreprises à jouer pleinement leur rôle social afin de garantir tous les droits sociaux de la classe laborieuse, ainsi qu'à adopter les mesures nécessaires pour promouvoir l'entreprise citoyenne. A ce propos, tout en saluant la position de la CGEM,  Abdessalam Khairat  a tenu à nous préciser que les centrales syndicales ont évoqué lors de cette réunion certaines questions  qui ne sont pas respectées dans nombres d’entreprises, notamment  le Code du travail, les libertés syndicales, entre autres.    Estimant les revendications de leurs centrales respectives légitimes, Hamid Chabat de l’UGTM et Mohamed Yatim de l’UNTM ont souligné que l’augmentation des salaires, la révision du système de promotion et la promotion exceptionnelle sont devenues nécessaires.

LARBI BOUHAMIDA
Mercredi 6 Avril 2011
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