Autres articles
-
La France ne reçoit pas de leçons de la réaction internationale, en référence à Rome et Washington
-
Industrie européenne : Bruxelles retarde son projet de relance du «made in Europe»
-
80% des nouveaux emplois créés depuis 2024 occupés par des immigrés
-
Trump augmente sa nouvelle taxe douanière à 15% après le revers infligé par la Cour suprême
Le Président tchadien, Idriss Déby, a remis en cause mercredi, à l'occasion du 50ème anniversaire de l'indépendance, le dispositif «Epervier», demandant une contrepartie financière à la présence militaire française au Tchad.
«Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre “Epervier” et le Tchad, a déclaré le Président Déby. Cela fait vingt ans qu'“Epervier” existe, et il ne joue plus son rôle, à part quelques soins donnés aux malades et un appui logistique en cas d'agression quelque part.»
«La France ne paye rien au Tchad à part quelques marchandises qui entrent sous douanes, a poursuivi le chef d'État tchadien. Si la France veut rester au Tchad, utiliser ses avions et entraîner ses hommes, il y a un coût à payer. Autrement dit, si la France dit qu'elle n'a pas de moyens pour payer et qu'elle veut partir, nous garderons les meilleures relations possibles, mais nous n'empêcherons pas “Épervier” de partir.» Le Président Déby a rappelé que son pays n'avait pas signé d'accord de défense avec la France et que «la présence actuelle d'“Epervier” n'(avait) rien à voir avec l'indépendance et la souveraineté » du Tchad.
À Paris, le ministère de la Défense a aussitôt réagi en indiquant que le gouvernement français était «prêt à examiner» les demandes du Président tchadien.
L'opération «Epervier» avait été déclenchée en 1986 après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes qui soutenaient le leader Goukouni Oueddei, renversé par Hissène Habré. Depuis, les militaires français n'ont plus quitté le pays, gardant notamment une base sur l'aéroport de N'Djamena et une autre sur l'aéroport d'Abéché, dans l'est du pays. Ce dispositif, le troisième de la France en Afrique, compte environ 1100 hommes.
Cette remise en cause survient alors que le Président Déby a obtenu pour la fin de l'année le départ du Tchad de la mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), qu'il estimait être un échec.
Parallèlement, la France, qui renégocie ses accords de défense avec ses partenaires africains, et le Sénégal se sont entendus, à la demande de Dakar, pour fermer les bases militaires françaises dans ce pays. Fin juillet, toutefois, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué que la France voulait «renforcer ses défenses» au Sahel après la mort de Michel Germaneau, dont al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution.
«Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre “Epervier” et le Tchad, a déclaré le Président Déby. Cela fait vingt ans qu'“Epervier” existe, et il ne joue plus son rôle, à part quelques soins donnés aux malades et un appui logistique en cas d'agression quelque part.»
«La France ne paye rien au Tchad à part quelques marchandises qui entrent sous douanes, a poursuivi le chef d'État tchadien. Si la France veut rester au Tchad, utiliser ses avions et entraîner ses hommes, il y a un coût à payer. Autrement dit, si la France dit qu'elle n'a pas de moyens pour payer et qu'elle veut partir, nous garderons les meilleures relations possibles, mais nous n'empêcherons pas “Épervier” de partir.» Le Président Déby a rappelé que son pays n'avait pas signé d'accord de défense avec la France et que «la présence actuelle d'“Epervier” n'(avait) rien à voir avec l'indépendance et la souveraineté » du Tchad.
À Paris, le ministère de la Défense a aussitôt réagi en indiquant que le gouvernement français était «prêt à examiner» les demandes du Président tchadien.
L'opération «Epervier» avait été déclenchée en 1986 après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes qui soutenaient le leader Goukouni Oueddei, renversé par Hissène Habré. Depuis, les militaires français n'ont plus quitté le pays, gardant notamment une base sur l'aéroport de N'Djamena et une autre sur l'aéroport d'Abéché, dans l'est du pays. Ce dispositif, le troisième de la France en Afrique, compte environ 1100 hommes.
Cette remise en cause survient alors que le Président Déby a obtenu pour la fin de l'année le départ du Tchad de la mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), qu'il estimait être un échec.
Parallèlement, la France, qui renégocie ses accords de défense avec ses partenaires africains, et le Sénégal se sont entendus, à la demande de Dakar, pour fermer les bases militaires françaises dans ce pays. Fin juillet, toutefois, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué que la France voulait «renforcer ses défenses» au Sahel après la mort de Michel Germaneau, dont al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution.