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Le Maroc reste en situation de déficit commercial

La dynamique des exportations des principaux secteurs n’a pas suffisamment compensé les importations




Le Maroc reste en situation de déficit commercial
En dépit du dynamisme des exportations de ses principaux secteurs, le Maroc reste en situation de déficit commercial à fin novembre 2019, selon les chiffres publiés récemment par l'Office des changes.
L’accroissement des importations étant plus important que celui des exportations, les échanges commerciaux au titre des biens se sont traduits en novembre 2019 par un déficit commercial de 2,3% ou 4.369MDH, a relevé l’institution.
« La hausse des importations de biens est imputable principalement à l’accroissement des importations de biens d’équipement (+8.668MDH), des achats de demi-produits (+4.512MDH) et de produits finis de consommation (+4.046MDH) », a-t-elle indiqué soulignant, en revanche, une baisse des importations de produits énergétiques et de produits bruts respectivement de 5.633MDH et 1.854MDH.
Dans sa note sur les indicateurs des échanges extérieurs du mois de novembre de l’année écoulée, l’Office des changes a attribué l’accroissement des importations de biens d’équipement (+8%) principalement à la hausse des acquisitions d’avions : 7.841MDH à fin novembre 2019 contre 2.666MDH à fin novembre 2018, soit +5.175MDH. Ce qui, a-t-il souligné, représente 44,5% de la hausse totale des importations.
De même source, il est aussi indiqué que les importations des produits alimentaires et de l’or industriel ont connu un accroissement respectivement de 4,3% et 58,3%, la part de ces achats représentant ainsi 9,7% du total des importations à fin novembre 2019.
La note a, en revanche, fait état de la baisse de la facture énergétique à 69.704MDH à fin novembre 2019 contre 75.337MDH une année auparavant, ce qui correspond à un recul de 5.633MDH.
Après analyse des données statistiques se rapportant à ce secteur, il ressort que sa part dans le total des importations a perdu 1,7 point et s’est située à 15,5% contre 17,2%.
Pour l’Office, la baisse de la facture énergétique (-7,5%) est due essentiellement au recul des approvisionnements en gasoil et fuel-oil qui ont atteint 35.404MDH contre 37.613MDH à fin novembre 2018 (-2.209MDH).
A en croire l’institution, « cette évolution est due à la baisse conjointement des quantités importées (6.270mT contre 6.389mT, soit -1,9%), et des prix de 4,1% (5.647 DH/T à fin novembre 2019 contre 5.887 DH/T un an auparavant) ».
Commentant l’évolution des exportations au titre de la même période, la note de l’Office a expliqué le dynamisme des exportations du secteur automobile essentiellement par la progression des ventes du câblage (29.444MDH au lieu de 27.216MDH une année auparavant, soit +8,2%) et dans une moindre mesure de l’intérieur véhicules et sièges (4.441MDH contre 3.969MDH, soit +11,9%).
Il en déduit que sa part dans le total des exportations s’est ainsi élevée à 27,6% contre 26,9% un an auparavant.
Bien qu’il soit en baisse de 3 points par rapport à novembre 2018, l’écosystème de la construction automobile représente la part la plus importante, soit 44,8% à fin novembre 2019. Il est suivi du câblage avec 41,3% qui a gagné 1,1 point par rapport à la même période de l’année précédente.
Dans sa note, l’Office a, en revanche, relevé la baisse des exportations des phosphates et dérivés à fin novembre 2019 en raison de la diminution à la fois des ventes des phosphates (-655MDH) et celles des engrais naturels et chimiques (-515MDH).
Bien que ce recul ait été atténué par la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+792MDH), la part de ce secteur dans le total des exportations a accusé une baisse à 17,5% (18,2 % à fin novembre 2018).
Il est à noter qu’au titre des onze premiers mois de 2019, les exportations se sont établies à 258.443MDH contre 251.174MDH pour la même période de 2018.
A en croire l’Office, cette hausse fait suite à l’accroissement des exportations des secteurs de l’automobile (71.326MDH contre 67.659MDH, soit +5,4%); de l’agriculture et agro-alimentaire (54.876MDH contre 52.871MDH, soit +3,8%) et de l’aéronautique (14.449MDH contre 13.420MDH, soit +7,7%).
En revanche, il ressort des chiffres analysés que les ventes du secteur du textile et cuir, du secteur « autres extractions minières », du secteur des phosphates et dérivés, du secteur électronique et celles du secteur de l’industrie pharmaceutique ont enregistré des baisses respectivement de -793MDH, -429MDH, -378MDH, -195MDH et -8MDH, a relevé l’Office.
Il est à souligner qu’au titre des onze premiers mois de 2019, la balance des échanges de services a affiché un excédent en hausse de 19% ou +13.327MDH ; que les exportations ont enregistré une hausse de 6,6% ou +10.504MDH et les importations une baisse de 3,1% ou -2.823MDH.
Quant aux recettes voyages, elles se sont chiffrées à 72.967MDH à fin novembre 2019 contre 67.860MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit +7,5%, a fait savoir l’Office relevant qu’en parallèle, les dépenses voyages ont augmenté de 11,6% ou + 2.007MDH et que le solde voyage a ainsi enregistré une hausse de 6,1% ou +3.100MDH.
De leur côté, les envois de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont connu une stabilité (59.687MDH à fin novembre 2019 contre 59.887MDH à fin novembre 2018).


 

Alain Bouithy
Lundi 6 Janvier 2020

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