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Le Maroc a toujours maintenu une position active au sein des Nations unies, présentant des propositions, des recommandations, des agendas de travail et des feuilles de route pour promouvoir la paix et la sécurité

Intervention d’Aicha El Gourgi, membre de la délégation de l'USFP


Libé
Vendredi 8 Juillet 2022

Le Maroc a toujours maintenu une position active au sein des Nations unies, présentant des propositions, des recommandations, des agendas de travail et des feuilles de route pour promouvoir la paix et la sécurité

Cher Président, Papandréou

Cher Secrétaire général, Ayala

Cher(e)s camarades,

Mesdames et Messieurs,

La paix est une valeur fondamentale pour le développement des personnes et des sociétés en général, touchant tous les domaines : culturel, social, politique, économique et, bien sûr, sécuritaire.

Les défis sont communs à tous les pays, et nécessitent des réponses communes. L'ancienne politique réactive ou unilatérale de certains pays pour maintenir une bulle de sécurité n'a pas été efficace. Elle n'a pas servi à favoriser la confiance mutuelle, ni à consolider la coopération entre les pays.

Et comme nous le savons tous, nous vivons des années atypiques et de turbulences, en raison d'une pandémie dévastatrice, qui a touché la planète entière, changeant complétement notre perception de la sécurité, affectant tous les niveaux, depuis l’individu à la santé publique, de la circulation des personnes jusqu’aux habitudes de base de la vie. La pandémie a rendu obligatoires une collaboration et une coopération plus étroites.

Si vous me le permettez, je voudrais profiter de ce moment pour commenter brièvement le grand travail que le Maroc a accompli, et qu’il accomplit toujours, sur les points exposés, avec l'engagement de respecter le droit international et de préserver la paix et la sécurité.

Pendant la pandémie, le Royaume du Maroc a adopté une série de politiques, afin d'atténuer l'impact économique engendré par l'urgence sanitaire. Il a également été l'un des premiers pays à commencer à vacciner ses citoyens (gratuitement), atteignant un taux de vaccination de plus de 90% (en deux doses). Dans le cadre de la coopération bilatérale et de l’aide internationale, le Royaume du Maroc a fourni des doses de vaccins à d'autres pays africains.

Il a toujours maintenu une position active au sein des Nations unies, présentant des propositions, des recommandations, des agendas de travail et des feuilles de route pour promouvoir la paix et la sécurité conformément à la Charte des Nations unies. Fidèle à cet objectif, le Royaume a été un contributeur depuis des décennies en envoyant ses troupes dans des missions des Nations unies pour maintenir la paix et la sécurité et éviter les tensions dans divers pays du monde.

La position géographique du Maroc, au sud de l'Europe (à 14 km), suppose un effort supplémentaire pour le pays, car le Maroc est un pays de transit pour les vagues migratoires subsahariennes, causées par des situations de guerre ou de crise économique, dont souvent les réseaux criminels de traite des êtres humains profitent, exploitant ainsi leur situation précaire et induisant des situations tendues et humainement difficiles à gérer. A cet égard, je dois rappeler que le Maroc est le premier pays de la Méditerranée à avoir signé l'accord "Mouvement d'association" avec l'Union européenne, pour une large collaboration en vue d'améliorer la coordination, et ce afin de faire face à la migration irrégulière et d’assurer le respect des droits des réfugiés.

L'engagement du Maroc pour la paix est ferme et décisif, comme il le démontre face aux atteintes constantes à son unité territoriale. Devant laquelle le Royaume du Maroc agit avec hauteur d'esprit, patience et sagesse pour maintenir la sécurité et l'intégrité territoriale, offrant des alternatives pacifiques et crédibles aux personnes bernées dans les camps de Tindouf, leur proposant un retour en toute sécurité dans leur pays à bras ouverts dans le cadre d’un plan d'autonomie avancée pour les provinces du Sud. Ce plan a été soutenu par les plus grandes démocraties occidentales et notamment sous des gouvernements de gauche ou de centre-gauche (France, USA, Allemagne, Espagne) mais également par plus de 25 pays africains, l’intégralité des pays de la Ligue arabe (hors Algérie) et plusieurs pays latino-américains et asiatiques.

Tous ces gouvernements considèrent la proposition marocaine comme le seul moyen de protéger les droits de l'Homme, la dignité des personnes séquestrées dans les camps de Tindouf en Algérie et en particulier les enfants exploités par la milice du Polisario comme terreau du terrorisme au Sahel et au Sahara, un fait récemment confirmé par de multiples rapports de la communauté internationale.

La montée de l'extrémisme religieux dans la zone sahélienne devrait nous concerner tous, la manière dont les pays de la région font face à ce phénomène exercera une influence énorme, non seulement sur le continent africain, mais aussi sur le bien-être des pays de l'Europe et les Etats-Unis. Et pour cette raison, tant l'Union européenne que l'OTAN doivent suivre de près les événements dans cette région. Il faut agir de toute urgence pour renverser la tendance avant qu'elle ne s'aggrave. Et cela doit se faire en considérant une approche globale. Les problèmes de sécurité nécessitent une meilleure coordination du renseignement et la formation des forces de sécurité locales, mais il est également nécessaire d'accroître la coopération au développement pour améliorer les opportunités pour les habitants de la région.

La lutte contre le terrorisme nécessite une action sur tous les fronts et le maintien de relations privilégiées entre tous les pays concernés, que ce soient les pays de la région sahélo-saharienne, les pays africains voisins, notamment en Afrique du Nord, l'UE et les Etats-Unis, afin d’établir des mécanismes de coopération pratiques pour faire face aux défis de sécurité communs.

Toute initiative dédiée à la préservation de la sécurité et à la défense dans la zone doit être globale, proactive, axée sur la coopération, la compréhension et le dialogue, sur un pied d’égalité entre toutes les parties. Elle doit non seulement encourager le dialogue «Nord-Sud», mais aussi le dialogue «Sud-Sud». Bref, il s'agit de continuer à avancer pour parvenir à l'avenir à une «sécurité coopérative». Sans celle-ci, il nous sera impossible d’écarter les menaces terroristes et les mafias de trafic d’armes, d’êtres humains et de narcotiques dans la région sahélo-saharienne.



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