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Le C to C, une nouvelle forme de commerce qui prend de l’ ampleur

Un business model où les consommateurs peuvent échanger des biens et des services entre eux, directement ou à travers un intermédiaire


Libé
Lundi 21 Décembre 2020

S i les sites de commerce en ligne ont pris leur envol au moment où les restrictions sanitaires ont obligé les ménages à consommer différemment, les plateformes C to C (Consumer to Consumer) n’en demeurent pas des moindres. Avec une part de marché considérable et en pleine expansion, ces sites destinés aux transactions entre particuliers et qui mettent en relation directe les acheteurs aux vendeurs, sont légion et continuent de se frayer un chemin en s’imposant dans le paysage du e-commerce. Consacrés dans un premier temps aux ventes d’occasion de voitures ou aux biens immobiliers, les offres des sites d’achat-vente C to C se sont ensuite étendues à des prestations de services et à des gammes de produits de tout genre, grâce notamment à la démocratisation de la communication de masse via Internet qui a vulgarisé les échanges entre les consommateurs. Selon la professeure et responsable de la filière marketing et action commerciale à l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Settat, Salima Jazi, le “Consumer to Consumer” (abrégé en C to C ou C2C) est un “business model” où les consommateurs peuvent échanger des biens et des services entre eux, directement ou à travers un intermédiaire neutre. Le C to C s’est largement popularisé avec l’avènement d’Internet. De nombreuses sociétés à l’échelle internationale proposent des plateformes d’intermédiation entre vendeurs et acheteurs, a-t-elle précisé dans une déclaration à la MAP, notant que les deux implémentations des marchés C 2 C les plus connues sont les enchères et les petites annonces. Et de poursuivre qu’au Maroc, les petites annonces sont celles qui dominent le plus au niveau de l’offre sur ce marché, à travers des plateformes reliant entre les consommateurs et qui comptent de plus en plus de visiteurs par mois, parallèlement aux multiples annonces postées quotidiennement émanant de particuliers. Au-delà de l’échange qui passe par ces plateformes qui mettent en relation annonceurs et acheteurs, les réseaux sociaux constituent également un bon relais d’échange entre les consommateurs, a-t-elle fait observer. La professeure en marketing a également fait observer que le C to C semble avoir un bon potentiel de développement au Maroc, relevant toutefois qu’il souffre encore des problèmes de confiance et des contraintes légales et juridiques. Et pour cause, explique-t-elle, les contrats en ligne entre particuliers, qui sont régis par le droit commun, ne bénéficient pas d’une réglementation spécifique, ce qui soulève un certain nombre de problèmes. A ce titre, elle a indiqué que les juristes mettent en garde contre le fait qu’un vendeur régulier en ligne soit assimilé par la loi à un commerçant et tenu par les mêmes obligations, au même titre où les dispositions légales qui protègent le consommateur pour un achat en ligne auprès d’un professionnel (loi 31-08) ne valent pas forcément entre particuliers. De son côté, Asmae, jeune étudiante qui vend des accessoires pour femmes et des produits de beauté via les réseaux sociaux, a fait savoir que son activité s’est développée particulièrement en période de confinement et notamment grâce aux commentaires et aux avis des internautes qui ont fait part de leurs retours positifs après achat et utilisation de ces produits. Pour mettre en confiance ses clients, Asmae a affirmé consacrer beaucoup de son temps à la création du contenu sur les réseaux sociaux, en publiant des images et des descriptifs reprenant les principales caractéristiques des produits, ajoutant qu’elle veille particulièrement à interagir avec sa clientèle et à répondre aux nombreuses questions et messages qui lui sont adressés sur diverses plateformes. Elle a également mis en avant le coût réduit de ces produits qui sont relativement moins chers, comparativement aux magasins physiques qui incluent des charges supplémentaires sur les mêmes produits qu’elle propose pour la vente, ce qui encourage les clients. S’agissant des tarifs appliqués et de la garantie, elle a fait valoir les commentaires et les retours positifs émanant de ses clients qui reflètent la transparence et la sincérité de son business, rappelant la disponibilité en ligne des modalités de paiement et de toute information relative aux prix des produits et aux frais de livraison pour chaque ville. Entre coût bas et réassurance, la vente entre consommateurs offre des avantages aux particuliers. Il n’en demeure pas moins que cette nouvelle forme de commerce n’obéit pas à un cadre juridique spécifique définissant les obligations et droits de ses vendeurs et acheteurs.


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