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La session ordinaire du Conseil national atteste des nobles engagements de l'USFP



Driss Lachguar : La reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur ses provinces sahariennes constitue un tournant stratégique important



Habib El Malki: La décision historique des Etats-Unis a pris de court les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume et les a complétement désorientés

La session ordinaire du Conseil national atteste des nobles engagements de l'USFP
«La reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur ses provinces sahariennes constitue un tournant stratégique important ». C’est par là qu’a commencé le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, son rapport politique présenté lors de la session ordinaire du Conseil national du parti qui s’est tenue par visioconférence samedi dernier et présidée parle président du Conseil national, Habib El Malki. Selon le dirigeant ittihadi, cette reconnaissance porte le principe de souveraineté sur le Sahara marocain de son caractère administratif internationalement reconnu à son caractère politique et souverain. L’importance de cette reconnaissance réside également dans le fait que le projet d'autonomie proposé par le Maroc depuis 2007 devient l’unique base de toute négociation future pour trouver une solution définitive au conflit artificiel autour du Sahara marocain. « Cela exige de nous en tant que parti non seulement de soutenir les positions officielles de notre pays, mais aussi de mobiliser nos organisations parallèles et nos deux Groupes au Parlement pour défendre la cause nationale dans les organisations internationales et régionales, car les ennemis de notre intégrité territoriale tentent de présenter la reconnaissance américaine comme une atteinte au droit des peuples à l'autodétermination, et par conséquent, la diplomatie de notre parti se doit d’être à la hauteur pour convaincre l’opinion publique internationale de l’importance de la reconnaissance américaine qui est un pas que le reste des grandes puissances doivent suivre pour instaurer la sécurité, la stabilité et la paix dans la région et faire face ainsi aux défis de la pauvreté, du terrorisme, du crime organisé et de la migration irrégulière répandus au Sahel et au Sahara en raison des guerres et de l'instabilité régionale ». Le dirigeant ittihadi a salué l’attachement de S.M le Roi Mohammed VI à la paix et à la défense des causes justes, à leur tête la cause palestinienne,soulignant que l’USFP a toujours considéré que la question palestinienne est une cause nationale au même titre que celle de l’intégrité territoriale du Maroc. « C'est cette même position que j'ai exprimée dans mon discours prononcé à distance lors du meeting organisé à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien en novembre dernier ». Il a rappelé que l’USFP a participé activement à la création de l'Association marocaine de soutien à la lutte palestinienne durant les années de plomb aux côtés des forces nationales, laquelle association « était la seule organisation à travers laquelle partis, syndicats et associations ont exprimé leurs positions et leur soutien à la lutte palestinienne, à un moment où ceux qui pratiquent la surenchère aujourd'hui envoyaient des jeunes à la mort en Afghanistan, en coordination avec les services secrets américains pour combattre l'Union soviétique ». « Personne ne doit aujourd’hui surenchérir de quelque manière que ce soit à l’encontre de l'USFP pour ce qui est de la défense du droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat indépendant avec Al-Qods comme capitale», a martelé le dirigeant socialiste, tout en rappelant à ces surenchérisseurs démagogues le rôle joué par l’un des dirigeants historiques de l’USFP, en l’occurrence Omar Benjelloun dans la défense de la cause palestinienne en créant la revue « Palestine », ajoutant que le Parti de la Rose a commémoré ce 18 décembre le 45ème anniversaire de l’assassinat de ce grand dirigeant socialiste par des islamistes intégristes. « "La question palestinienne est une question nationale" était l'un des slogans de la revue "Palestine", dont le rédacteur en chef était Omar Benjelloun, alors qu’en Orient, on qualifiait la cause palestinienne de question centrale. Ceux qui scandaient ce dernier slogan voulaient reporter les luttes de démocratisation jusqu'à la libération de la Palestine et en fin de compte, ils ont instauré des régimes totalitaires et n’ont pas pu libérer la Palestine, alors que le martyr Omar Benjelloun, avec une vision prospective, considérait que la lutte démocratique à l'échelle nationale et la libération des patries et des peuples, en particulier le peuple palestinien, allaient de pair. Cette conception constitue la quintessence de son fameux slogan : la cause palestinienne est une cause nationale », a expliqué le dirigeant socialiste.En d’autres termes, il y a une relation dialectique entre la défense de l’intégrité territoriale du Royaume et celle de la cause du peuple palestinien qui milite pour son droit à l’édification d’un Etat indépendant avec Al-Qods comme capitale. « C’est dans cet esprit que S.M le Roi s’est adressé au président de l’Autorité palestinienne (Mahmoud Abbas Abou Mazen) lui assurant que le Maroc place toujours la question palestinienne au même niveau que la question du Sahara marocain », a ajouté Driss Lachguar faisant allusion à l’entretien téléphonique entre le Souverain et le président palestinien. Et c’est pour cette raison que le dirigeant ittihadi a souligné, dans son rapport présenté au nom du Bureau politique devant les membres du Conseil national, que l’USFP soutient « les mesures prises par S.M le Roi sur la base de cet esprit, dans un monde dont les données, les acteurs et les cartes ont beaucoup changé ». Et de préciser : «Nous faisons la distinction entre le principe et l'outil. Le principe est constant, à savoir soutenir sans conditions les Palestiniens et leur droit à un Etat indépendant, et quand nous disons sans conditions, cela signifie que nous accordons peu de crédit à certaines rares voix palestiniennes qui ont fait des déclarations offensantes pour notre pays et pour la question de notre intégrité territoriale, nous ne monnayons pas notre soutien à la cause palestinienne contre quoi que ce soit ». Ce principe constant et ferme, a enchaîné Driss Lachguar, « guidera notre action jusqu'à ce que le peuple palestinien recouvre ses droits justes et légitimes, alors que l'outil change en fonction des circonstances. En effet, nous devons être conscients aujourd’hui que le rôle central que le Maroc jouait avec conviction et en secret, en tant que médiateur entre les Palestiniens entre eux, entre les Palestiniens et leursfrères arabes, entre les Palestiniens et les Israéliens, et entre les Israéliens et les Arabes, est concurrencé par certains pays. Je soutiens donc que l'intérêt stratégique de notre pays et des Palestiniens exige que le Maroc demeure un médiateur principal, car il est le plus crédible, et il suffit à nos frères palestiniens de comparer entre la médiation du Maroc dans la crise libyenne et le rôle joué par certaines parties, pour conclure que c’est dans l'intérêt de la Palestine que le Royaume reprenne son rôle dans la recherche de solutions pacifiques et pour épargner au peuple palestinien le affres des guerres et du blocus, et pour chercher les moyens d'imposer un Etat palestinien indépendant ». L’analyse des derniers développements concernant la question du Sahara marocain et la question palestinienne faite par le président du Conseil national de l’USFP, HabibEl Malki, a été sur la même longueur d’onde que celle de Driss Lachguar. S’agissant de la question du Sahara, le Maroc a remporté,selon HabibEl Malki, des victoires sur le terrain grâce « aux Forces Armées Royales sous la direction de S.M le Roi, commandant suprême des Forces Armées Royales, qui sont intervenues au poste frontière d'El Guerguarat avec les plus grandes sagesse, responsabilité et audace ». Mais le plus important, c'est la décision de l’administration américaine reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara et autorisant l’ouverture d’un consulat à Dakhla. D’après Habib El Malki, cette décision historique a surpris les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume et les a désorientés. « Il faut souligner le soutien de notre parti à cette décision, qui aura sûrement un impact sur le processus de lutte contre les ennemis de notre intégrité territoriale », a affirmé le président du Conseil national de l’USFP. Mais il a néanmoins tenu à préciser qu’il ne faut pas « confondre cette décision soutenant notre intégrité territoriale, nos droits sur le Sahara, et notre position ferme en ce qui concerne la cause palestinienne qui est une position sur laquelle il y a aussi un consensus national, outre, le souci du Maroc concernant le statut religieux, spirituel et civilisationnel d'Al-Qods Al-Sharif en tant que lieu sacré pour les trois religions monothéistes, en particulier l'islam ». « Il n'y a pas lieu de se chamailler sur les particularités de ces deux processus nationaux, celui du Sahara marocain et celui de la cause palestinienne arabe, nationaliste et humaine. Tout comme il n'y a pas lieu de semer la confusion ou de pratiquer la surenchère ou de recourir à la désinformation, et j'ai déjà dit que nos frères palestiniens, les sages et les raisonnables en particulier, connaissent l'originalité de la position marocaine et l'efficacité du rôle historique du Maroc dans le conflit arabo-israélien, et de son soutien à la direction palestinienne dans sa vision, son approche et sa position nationale indépendante. Le Maroc ne tournera pas le dos à ses frères, à ses positions bien ancrées et au sens de l’histoire. Vers cela convergent la position Royale et celles du gouvernement, du Parlement, des partis politiques et du peuple marocain », a précisé Habib El Malki dans son intervention au début de la réunion du Conseil national.

« Pour une nouvelle alternance dans une perspective social-démocrate »
« Le slogan central de notre parti lors des prochaines échéances électorales est le suivant : « Pour une nouvelle alternance à horizon socio-démocrate », a, par ailleurs, souligné le Premier secrétaire de l’USFP dans son rapport politique, affirmant que «la réponse social-démocrate s'impose comme une alternative aux logiques de marché, du monopole et de la libre entreprise non-réglementée ». S’inspirant de son référentiel et de son identité social-démocrate et tirant les leçons de la crise sanitaire de la Covid-19 qui a frappé le Maroc et le monde entier, cette nouvelle alternance, selon Driss Lachguar, permettra de garantir à tous les Marocains le droit d’avoir une vie décente ; de faire de l'investissement dans l'élément humain, levier fondamental du développement, à travers un système éducatif permettant à tous les Marocains de bénéficier d'une éducation moderne et ouverte favorisant les valeurs de rationalité, encourageant la créativité, garantissant une véritable égalité des chances et soutenant la recherche et l'innovation ; de faire du droit à la santé un droit garanti à toutes les couches sociales; de lutter avec audace contre la marginalisation et le chômage et de mobiliser toutes les composantes de la société, notamment les femmes et les jeunes, pour s'engager collectivement dans l’édification d'une société dominée parles valeurs de démocratie, de modernité et de justice sociale ; et, enfin, d’être soucieuse de la gestion rationnelle des ressources naturelles du pays, notamment de l'eau et du sol, tout en protégeant sa diversité biologique. « Cette alternance, à laquelle nous aspirons et à laquelle aspirent de larges couches de la société, et qui est en parfaite harmonie avec les orientations Royales, garantirait à notre pays les causes de l'immunité institutionnelle, les conditions de la stabilité politique et les fondements de la paix sociale », a mis en exergue le dirigeant socialiste. Cette nouvelle alternance, a-t-il insisté, doit s’inscrire également dans une perspective démocratique. Dans ce sens, le dirigeant ittihadi a rappelé les consultations entre les partis politiques et le ministère de l’Intérieur sur la réforme du système électoral, ainsi que le mémorandum de l’USFP contenant l’ensemble des propositions du parti dont la plupart ont été acceptées. « Nous exprimons notre satisfaction quant à l'atmosphère responsable et aux débats approfondis et sérieux qui ont marqué les consultations entre le ministère de l'Intérieur,mandaté par le chef du gouvernement, et les partis politiques concernés, et nous saluons également le consensus politique qui a eu lieu sur de nombreux aspects importants du système électoral, où la quasi-unanimité a été obtenue entre les partis politiques sur les questions fondamentales de la réforme », a assuré le Premier secrétaire. Toutefois, les divergences persistent à propos de quelques points, à savoir la question du quotient électoral (est-ce qu’il doit être calculé sur la base du nombre d'inscrits ou sur la base du nombre de voix valides), l’augmentation de la représentativité des femmes, des jeunes et des Marocains du monde sur la base de listes régionales ou de liste nationale, et la question de la représentativité des Marocains de l’étranger. Pour sa part, HabibEl Malki a exhorté tous les Ittihadis à « redoubler d'efforts aujourd’hui plus que jamais et à mobiliser toutes nos énergies pour gagner la prochaine bataille électorale prévue en 2021, dont vous connaissez bien l'importance et l’impact sur la vie politique, économique et sociale » et pour contribuer au changement des rapports de force dans la société « en faveur de notre parti, et en faveur du pôle de la démocratie et de la modernité » et à l’émergence « d’institutions fortes et d’élites politiques capables de mettre en œuvre le nouveau modèle de développement ». Cela passe, selon lui, par « le développement des mécanismes de communication, d’intensification de la présence quotidienne sur le terrain, et de renforcement et de valorisation du rôle du parti dans la société en prêtant attention aux questions de proximité dans le cadre d’un plan d’action à partir du quartier, du village, de l’université et des lieux de travail, dans le but de véhiculer d’abord le projet sociétal du parti et d’être ouvert aux questions et problématiques sociétales et ensuite de garantir la couverture de l’ensemble des circonscriptions électorales aux niveaux local, régional et national ». 


Mourad Tabet
Lundi 21 Décembre 2020

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