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La saison 8 de Brooklyn Nine-Nine: Une fin en apothéose


Chady Chaabi
Jeudi 19 Août 2021

Le lancement de la saison 8 de Brooklyn Nine-Nine convoque des sentiments ambivalents. D’abord la joie de revoir sur nos écrans Jake Peralta, interprété par l’excellent Andy Samberg, et l’ensemble des héros du 99, un commissariat de Brooklyn, vraiment pas comme les autres. Ensuite, une immense tristesse, puisque cette saison sera la dernière, pour notre plus grand malheur. Après avoir vu les deux premiers épisodes, on peut d'ores et déjà félicité Dan Goor et Michael Schur, les deux showrunners de la série, pour la qualité de leur écriture en ce baroud d’honneur. La comédie policière a gardé tout ce qui faisait sa force : dérision, ingéniosité humoristique et sarcasme à foison. Le tout drapé d’un engagement social rarement vu dans ce genre de sitcom. En effet, pour ce dernier tour de piste, les showrunners n’ont pas hésité à réécrire les trois premiers épisodes, même s’ils étaient bouclés. La raison ? Une volonté de commencer la nouvelle saison par un clin d'œil à la mort de George Floyd, cet Afro-américain tué par un policier en mai 2020. "Le défi était d'être honnête sur ce qui se passe dans le monde et de ne pas reculer devant le fait qu'il y a des problèmes sérieux, et aussi de ne pas punir les téléspectateurs qui aiment notre série et se soucient de nos personnages", a souligné Andy Samber dans les médias américains. Et d’ajouter: "Nos personnages doivent examiner leur rôle dans le monde. Ils sont obligés de se regarder dansle miroir et de voir avec qui ils sont complices". De fait, le mouvement Black Lives Matter a en quelque sorte pris le pouvoir. Du moins, lors des premiers épisodes. Pas une mince affaire. Le sujet ne prête franchement pas à la rigolade. Mais cela n’a pas empêché Dan Goor et Michael Schur d’aller au bout de leur intention. Quitte à ce que des scènes émouvantes prennent le pas sur la comédie, à travers les péripéties de Rosa (Stephanie Beatriz) et du capitaine Holt (Andre Braugher). Mais cette volonté de sensibiliser le public sur les violences policières à l’encontre de la population afro-américaine n’a pas empêché les créateurs de scénariser quelques situations comiques très bien senties et surtout subtiles, pour démontrer à quel point le système est favorable aux policiers. "Ces épisodes sont tout aussi denses en blagues et amusants que l'ont été les épisodes les plus drôles de la pré-saison 8, tout le monde, du casting principal aux guest stars, y mettant 9-9%", a assuré Andy Samber. Cet engagement a également permis l’introduction d’un nouveau personnage, joué par John C. McGinley, dans la peau d’un capitaine du Syndicat chargé de défendre l'intérêt des porteurs de l’uniforme bleu. Mais pas seulement. L’engagement social des showrunners s’est également reflété dansla trajectoire de certains personnages.En l'occurrence, le couple de Holt, que Jake va tenter tant bien que mal de sauver, mais aussi Rosa. La séduisante et caractérielle inspectrice va prendre une décision aussi radicale qu’inattendue en cette saison 8. De leur côté, Jake et Amy devront gérer une vie de couple bouleversée par la naissance de leur enfant, Mac. Une naissance qui leur fait autant plaisir qu’à Boyle, pas avare de conseils quand il s’agit de bébé. Si les premiers épisodes ont une teinte sociale à n’en pas douter, les dix épisodes de la saison 8 sont avant tout dédiés aux fans. Rappelons que sans eux, la série n’aurait jamais survécu à sa sixième saison. Les pétitions et autres contestations ont permis le sauvetage de la série, dont les droits de diffusion ont été rachetés par NBC, lui offrant ainsi une fin à la hauteur des éclats de rire qu’elle a pu provoquer : “La fin est vraiment gratifiante. C’est un énorme merci et un “on vous aime” à nos fans. Elle leur rend hommage, c’est drôle, c’est beau et triste en même temps. Les scénaristes ont vraiment fait un beau boulot", explique Melissa Fumero (Amy). Comme on dit souvent, c’est les meilleurs qui partent en premier. Brooklyn Nine-Nine et ces personnages tellement attachants, nous manqueront à jamais. Même Hitchcock et Scully. A moins que le grand écran ne les ressuscite comme l’a récemment suggéré Terry Crews (Terry), l'obsédé du yaourt : “Je pense qu’on voudrait tous cela. Je suis chaud pour un film. Je pense qu’on mérite de lancer la discussion !". On ne serait vraiment pas contre. 


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