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La relève à l’honneur au Festival gnaoua d’Essaouira




La relève à l’honneur au Festival gnaoua d’Essaouira
La disparition de grands maalems gnaouis au cours des dernières années était certes dure et douloureuse, mais il faut désormais travailler sur la préparation d’une relève qui consignera fidèlement et transmettra à son tour cet art musical qui a franchi les murs de la zaouia de Sidna Bilal pour embrasser l’universalité. Un pari gagné par la 21ème édition du Festival gnaoua et musiques du monde qui a pris fin samedi dernier. Ce dernier a prévu une programmation privilégiée pour la relève d’Essaouira, Marrakech et Casablanca, tout en consacrant un moment significatif de mémoire en hommage aux maalems défunts de la confrérie d’Essaouira.
Sur la place Moulay El Hassan, les jeunes maalems étaient à l’honneur durant les trois jours du festival. Ismaël, Brahim Hamam et Khalid Sansi de Casablanca,  Abdelmalek El Kadiri et Mohammed Boumazzough d’Essaouira, et puis  Moulay El Tayeb Adhbi, et Tariq Ait Hmitti  de Marrakech ont fait vibrer la grande foule qui n’a pas failli à sa passion pour cet héritage gnaoui.
Après la spectaculaire, colorée et rythmée parade d'ouverture, le bal a été ouvert par la résidence de Snarky Puppy et Maalem Hamid Kasri. Un concert qui a livré au grand public un avant-goût de la suite d’une programmation qui a tenu toutes ses promesses. Fêtant ses 20 ans de carrière, Hoba Hoba Spirit ont su comme d’habitude transmettre au public leur énergie et leur passion.
Les maalems Marchane, Aalikane, Mokhtar Guinia, Mustapha Baqbou, n’ont pas lésiné sur la magie de leur jeu durant les différents concerts sur les scènes Moulay El Hassan et de la plage avec en arrière-plan l’ensorcelant littoral de Mogador.
Par ailleurs, le forum des droits de l’Homme organisé en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme, s’est tenu en parallèle sous le thème «L’imminence de l’égalité». Equité, égalité et discrimination, des notions et problématiques, entre autres, débattues par les intervenants en vue de dissiper les ambiguïtés conceptuelles tout en mettant en avant les disparités entre l’arsenal juridique d’une part, et le vécu, d’autre part.
Cette année, les organisateurs du festival ont inventé «L’instrumenthèque d’Afrique». Une exposition des instruments musicaux africains abritée par le bastion Bab Marrakech du 21 au 27 juin courant avec pour objectif la vulgarisation des formes, de l’histoire, des matériaux, et des sonorités d’instruments musicaux issus de plusieurs pays africains. L’exposition fut également l’occasion d’échanges directs entre les visiteurs et les musiciens africains.
Le Festival gnaoua et musiques du monde a veillé cette année à l’organisation d’une action de cœur à l’adresse des enfants hospitalisés au Centre hospitalier Sidi Mohammed Ben Abdellah. Un concert de musique gnaoua a été organisé au service pédiatrie et des cadeaux ont été remis aux enfants.

Abdelali Khallad
Mardi 26 Juin 2018

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