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La nouvelle génération de Gnaoua à l'honneur au Festival d’Essaouira




La 21ème édition du Festival Gnaoua et musiques du monde met la jeune génération à l'honneur, du 21 au 23 juin 2018 à Essaouira, en jetant la lumière sur plusieurs jeunes maâlems le temps de quelques concerts.
A travers des concerts inédits, des fusions, des rencontres et des moments forts de musique et de partage, le Festival veille à assurer la transmission de cet héritage et patrimoine musical afin d'assurer la relève, indiquent, lundi, les organisateurs dans un communiqué, notant que pour cette édition, une programmation intitulée "La relève Tagnaouite" sera consacrée à la jeunesse créative.  
Après le tremplin Ouled Mogador Music Action (OMMA), qui a puisé le talent à la source d’Essaouira, "La relève Tagnaouite" vise à permettre à cette nouvelle génération de fouler la grande scène Moulay El Hassan du Festival avec une vision, un projet et une ébauche de carrière, peut-on lire dans ce communiqué.
La jeunesse et le souci de transmission du patrimoine sont, depuis 1998, au cœur de la stratégie du Festival, qui misera cette année sur Hossam Guinéa, fils de l’indétrônable feu maâlem Mahmoud Guinéa, fait savoir la même source.
Le jeune musicien, qui s’est vu offrir le guembri de son père sur scène peu de temps avant sa disparition, s’apprête à partager avec le public son héritage avec une fusion artistique des plus pointues, en jouant aux côtés de la nouvelle coqueluche anglaise du jazz, le saxophoniste Shabaka Hutchings, le guitariste et bassiste français d’origine vietnamienne, le grand Nguyen Le, le pianiste flutiste attiré par les musiques maghrébines David Aubaile et le très prometteur Omar Barkaoui, un des batteurs marocains les plus doués de sa génération. Afin d’encourager Hossam Guinée dans sa démarche artistique, le Festival se chargera de lui produire un album, composé de morceaux du répertoire des Gnaoua d’Essaouira, dont deux titres fusions interprétés lors de cette 21ème édition, et dirigé par le directeur artistique du Festival, le batteur et maître de la fusion Karim Ziad.
Selon les organisateurs, des concerts seront présentés tous les jours dans le cadre de cette 21ème édition par le maâlem Abdeslam Alikane, directeur artistique et coach de la relève, autour de trois écoles, à savoir l’Ecole de Casablanca qui rassemble Ismael Rahil, Brahim Hamam et Khalid Sansi qui avait offert une belle fusion l’année dernière avec le pianiste Bill Laurence.
A l'affiche également, l'Ecole de Marrakech qui regroupe Moulay El Tayeb Adhbi, Tariq Ait Hmitti et Hicham Merchane et l’Ecole d’Essaouira composée de Said Boulhimas, Abdelmalek El Kadiri et Mohammed Boumazzough.
Fidèle à sa démarche visant à valoriser le patrimoine tagnaouite, le statut de maâlem et les musiciens gnaoua, le Festival continue à défendre cette musique ancestrale à laquelle la jeunesse s’identifie fièrement, à l'instar de l’Association Yerma Gnaoua qui oeuvre pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine immatériel de la confrérie des Gnaoua et qui agit depuis 2009 pour faire connaître la culture gnaouie au Maroc et à travers le monde et assurer la perpétuation de ses traditions.

Mardi 10 Avril 2018

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