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La facture énergétique plombe la balance commerciale

Le déficit commercial au titre de l’année 2017 s’est creusé à hauteur de 2,6%




Quand on analyse les chiffres publiés en rapport avec la balance commerciale marocaine, on a l’impression que les années se suivent et se ressemblent. Encore une fois, force est de constater que le déficit s’est accentué, pour la seconde année consécutive. En cause, l’impuissance des exportations, principalement le phosphate et l’industrie automobile, a contrebalancé la flambée de la facture énergétique.
Selon les récentes statistiques livrées par l’Office des changes, le déficit commercial du Maroc au titre de l’année 2017 s’est creusé de 2,6%. Un taux résultant d’un différentiel de l’ordre de 189,8 milliards de dirhams, contre 185 milliards de dirhams l’année précédente.
Alors qu’en 2015, les résultats des échanges extérieurs laissaient entrevoir une légère amélioration et donc un allègement du déficit commercial, cette année, les exportations marocaines ont à peine réussi à couvrir de moitié les importations (56,3%), malgré la progression qui a régné sur les exportations durant l’année écoulée.
En détail et avec l’appui des chiffres de l’Office des changes, on constate une augmentation des importations à hauteur de 6,3%, contre une progression des exportations de l’ordre de 9,3% sur l’ensemble de 2017. Même si de prime abord, cette dernière paraît plus prononcée, en réalité, on constate que les importations se comptabilisent à 434,7 milliards de dirhams, contre 245 milliards de dirhams pour les exportations.
La hausse des importations énergétiques à hauteur de 23.7%, atteignant à peu près 70 milliards de dirhams, a constitué la différence la plus saisissante. Une situation mue par la propension du Maroc à importer l’ensemble de ses besoins en énergie, alors que parallèlement, les cours du baril furent caractérisés par une considérable remontée.
Avec une hausse de 7,1% et 58,5 milliards de dirhams d’exportations, l’industrie automobile entretient toujours une progression constante, depuis l’édification à Tanger, de l’usine Renault. Le phosphate, quant à lui, a été marqué par une courbe en hausse, terminant l’année avec des résultats atteignant les 44 milliards de dirhams à l’exportation.
En se penchant sur les flux financiers, on constate que les recettes liées aux Marocains résidant à l’étranger ont grimpé de 4,5% entre 2016 et 2017, atteignant 65,4 milliards de dirhams, contre 62,6 milliards de dirhams une année auparavant. Au niveau touristique, les recettes ont progressé de 8,4%. Elles ont atteint par conséquent 69,6 milliards de dirhams fin décembre 2017. Concernant les flux des investissements directs étrangers (IDE), ils s’établissent aux alentours de 21 milliards de dirhams, en augmentation donc de 12%.
Par ailleurs, et bien que  l’Office des changes n’ait pas dévoilé les pays d’origine des importations et ceux destinataires des exportations marocaines, l’Office européen des statistiques (Eurostat) a publié des données qui ont souligné des augmentations de l’ordre de 14,08% et de 9,9% de janvier à octobre 2017, en rapport avec les exportations marocaines vers l’Espagne.
 Ces données font de l’Espagne le premier client du Maroc, devant la France. Cette relation entretenue par les deux pays méditerranéens est renforcée par le statut de l’Espagne comme premier fournisseur du Maroc avec une part de 36,4% de l’ensemble des importations marocaines

C.C
Vendredi 19 Janvier 2018

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