Autres articles
-
La France ne reçoit pas de leçons de la réaction internationale, en référence à Rome et Washington
-
Industrie européenne : Bruxelles retarde son projet de relance du «made in Europe»
-
80% des nouveaux emplois créés depuis 2024 occupés par des immigrés
-
Trump augmente sa nouvelle taxe douanière à 15% après le revers infligé par la Cour suprême
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) estime que le scrutin présidentiel qui s’est déroulé jeudi au Kirghizistan n’a pas respecté les normes internationales et elle s’est déclarée déçue.
“De façon regrettable, cette élection n’a pas reflété les progrès que nous espérions et n’a pas respecté les normes essentielles que le Kirghizistan s’était engagé à respecter en tant que pays membre de l’OSCE”, ont déclaré les observateurs dans un communiqué. “La conduite du scrutin est une déception”. L’élection a été “entachée de nombreux problèmes et irrégularités, dont le bourrage d’urnes, des inexactitudes sur les listes électorales et des votes multiples”, relève l’OSCE.
“Le processus s’est dégradé au fil du dépouillement et de la présentation des résultats, les observateurs jugeant négatif cette partie du processus électoral dans plus de la moitié des cas passés en revue”.
Dans ce petit pays devenu une base arrière de la lutte antiterroriste et l’un des terrains de rivalité entre les Etats-Unis et la Russie, rappelle-t-on, Kurmanbek Bakiev a été réélu à la présidence jeudi.
A l’instar des autres satrapies d’Asie centrale, le Kirghizstan demeure donc imperméable à la démocratie. Aussitôt ouverts les bureaux de vote, l’opposition kirghize a dénoncé des «fraudes massives» lors de l’élection présidentielle qui s’est déroulée jeudi. Ce scrutin, «illégitime» selon elle, a permis à Kurmanbek Bakiev, élu en 2005 avec 88,71 % des suffrages - un score banal dans la région-, de se maintenir au pouvoir. Après dépouillement de 30% des bulletins de vote vendredi, le président sortant était crédité de 89,7% des voix. L’affaire passerait inaperçue si ce pays enclavé, aussi économiquement pauvre que politiquement instable, n’était aussi stratégiquement important. À quelques encablures de la Chine et de l’Afghanistan, il accueille deux bases militaires, l’une américaine à Manas, l’autre russe à Kant.
Porté au pouvoir à la faveur de la «révolution des tulipes» (mars 2005), Kurmanbek Bakiev, un ancien apparatchik âgé aujourd’hui de 59 ans, se vantait à l’époque d’éradiquer les tares qui gangrènent l’Asie centrale : la corruption, le clientélisme, l’absence de libertés, ainsi que des maux plus spécifiques tels que l’alcoolisme et la drogue, qui font des ravages dans ce petit pays de 5 millions d’habitants (près d’un quart des stupéfiants produits en Afghanistan transite par le Kirghiz–stan).
Las, les tulipes se sont vite flétries et les vieux réflexes autoritaires sont revenus au galop, face au risque de séparatisme. Entre un Nord tourné vers la Russie et un Sud traditionaliste et plus démuni, l’équilibre demeure fragile.
“De façon regrettable, cette élection n’a pas reflété les progrès que nous espérions et n’a pas respecté les normes essentielles que le Kirghizistan s’était engagé à respecter en tant que pays membre de l’OSCE”, ont déclaré les observateurs dans un communiqué. “La conduite du scrutin est une déception”. L’élection a été “entachée de nombreux problèmes et irrégularités, dont le bourrage d’urnes, des inexactitudes sur les listes électorales et des votes multiples”, relève l’OSCE.
“Le processus s’est dégradé au fil du dépouillement et de la présentation des résultats, les observateurs jugeant négatif cette partie du processus électoral dans plus de la moitié des cas passés en revue”.
Dans ce petit pays devenu une base arrière de la lutte antiterroriste et l’un des terrains de rivalité entre les Etats-Unis et la Russie, rappelle-t-on, Kurmanbek Bakiev a été réélu à la présidence jeudi.
A l’instar des autres satrapies d’Asie centrale, le Kirghizstan demeure donc imperméable à la démocratie. Aussitôt ouverts les bureaux de vote, l’opposition kirghize a dénoncé des «fraudes massives» lors de l’élection présidentielle qui s’est déroulée jeudi. Ce scrutin, «illégitime» selon elle, a permis à Kurmanbek Bakiev, élu en 2005 avec 88,71 % des suffrages - un score banal dans la région-, de se maintenir au pouvoir. Après dépouillement de 30% des bulletins de vote vendredi, le président sortant était crédité de 89,7% des voix. L’affaire passerait inaperçue si ce pays enclavé, aussi économiquement pauvre que politiquement instable, n’était aussi stratégiquement important. À quelques encablures de la Chine et de l’Afghanistan, il accueille deux bases militaires, l’une américaine à Manas, l’autre russe à Kant.
Porté au pouvoir à la faveur de la «révolution des tulipes» (mars 2005), Kurmanbek Bakiev, un ancien apparatchik âgé aujourd’hui de 59 ans, se vantait à l’époque d’éradiquer les tares qui gangrènent l’Asie centrale : la corruption, le clientélisme, l’absence de libertés, ainsi que des maux plus spécifiques tels que l’alcoolisme et la drogue, qui font des ravages dans ce petit pays de 5 millions d’habitants (près d’un quart des stupéfiants produits en Afghanistan transite par le Kirghiz–stan).
Las, les tulipes se sont vite flétries et les vieux réflexes autoritaires sont revenus au galop, face au risque de séparatisme. Entre un Nord tourné vers la Russie et un Sud traditionaliste et plus démuni, l’équilibre demeure fragile.