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Le très attendu procès Annajat s'ouvira le 25 mai prochain à Casablanca. Mais surprise! L'affaire se déroulera sans la présence des victimes, ni des parties concernées. Il s'agira, en effet, du seul examen du dossier du conflit financier qui oppose les associés de la clinique Essalam, chargée dans l'affaire Annajat de délivrer des certificats médicaux obligatoires pour un montant de 900 dirhams aux 30.000 victimes afin qu'ils puissent prouver leur aptitude physique à travailler à bord de bateaux de plaisance de la soi-disant société émiratie Annajat Marine Shipping L.L.C. Pour Maître Tarik Soubai, président de l'Instance nationale de la protection des biens publics (INPBP), il ne s'agit que d'un tout petit dossier qui ne concerne pas les victimes du scandale Annajat. « Le Parquet n'a pas convoqué les victimes alors qu'il s'agit des premiers concernés », s'est-il désolé. Pourtant, l'ouverture de ce procès est l'occasion idéale, selon lui, pour que les Marocains se rendent compte de la réalité de ces personnes peu scrupuleuses qui ont exploité le rêve caressé par des jeunes Marocains pour leur extorquer de l'argent. Maître Soubai estime que les vraies parties concernées ont été occultées. C'est pourquoi, l'INPBP compte, lors de l'ouverture de la séance de 25 mai, demander à se constituer comme partie civile contre certaines parties non mentionnées dans le dossier. Elle réclame également l'ouverture d'une nouvelle enquête sur cette affaire et le retour de ce dossier au juge d'instruction, nous a-t-il précisé.
Concernant la convocation du Premier ministre, le président de l'INPBP a indiqué que Abbas El Fassi qui occupait la fonction de ministre de l'Emploi lors du scandale, n'a jamais été convoqué ni mentionné dans les PV.
Maître Soubaai estime donc qu'il doit démissionner de ses fonctions et se présenter devant la justice comme c'est le cas dans les pays démocratiques où les personnalités publiques abandonnent leurs fonctions dès que leurs noms sont évoqués dans le cadre de scandales et avant même qu'ils ne soient poursuivis en justice.
Et qu'en est-t-il de la commission d'enquête sur cette affaire créée par le ministre de l'Emploi, Mustapha Mansouri ? Pour Maître Soubai, c'est le silence radio puisqu'aucun rapport n'a été publié et aucune réponse n'a été fournie aux victimes.
Notre source pense que ce silence traduit une absence de volonté de lever le voile sur une affaire qui a trop traîné et qui a causé beaucoup de dégâts. Il pense qu'il y a des mains invisibles qui se sont chargées d'étouffer la vérité sur ce dossier. « Si la commission d'enquête avait réussi à déterminer les responsabilités, le dossier aurait dû atterrir devant les prétoires. Or, certaines gens font leur possible pour que ce dossier n'aboutisse pas », nous a-t-il déclaré avant d'ajouter qu'il réclame que le contenu du rapport de la commission soit révélé au public.
Le président de l'INPBP estime que les enjeux de cette affaire sont énormes. Il pense que le nouveau contexte politique et social exige la rupture avec certaines pratiques qui ont trop duré. « Désormais, chaque responsable impliqué dans des affaires de détournement ou d'escroquerie devrait payer. Il faut en découdre avec la logique de l'impunité et permettre à la justice de s’impliquer davantage», a-t-il conclu.
Concernant la convocation du Premier ministre, le président de l'INPBP a indiqué que Abbas El Fassi qui occupait la fonction de ministre de l'Emploi lors du scandale, n'a jamais été convoqué ni mentionné dans les PV.
Maître Soubaai estime donc qu'il doit démissionner de ses fonctions et se présenter devant la justice comme c'est le cas dans les pays démocratiques où les personnalités publiques abandonnent leurs fonctions dès que leurs noms sont évoqués dans le cadre de scandales et avant même qu'ils ne soient poursuivis en justice.
Et qu'en est-t-il de la commission d'enquête sur cette affaire créée par le ministre de l'Emploi, Mustapha Mansouri ? Pour Maître Soubai, c'est le silence radio puisqu'aucun rapport n'a été publié et aucune réponse n'a été fournie aux victimes.
Notre source pense que ce silence traduit une absence de volonté de lever le voile sur une affaire qui a trop traîné et qui a causé beaucoup de dégâts. Il pense qu'il y a des mains invisibles qui se sont chargées d'étouffer la vérité sur ce dossier. « Si la commission d'enquête avait réussi à déterminer les responsabilités, le dossier aurait dû atterrir devant les prétoires. Or, certaines gens font leur possible pour que ce dossier n'aboutisse pas », nous a-t-il déclaré avant d'ajouter qu'il réclame que le contenu du rapport de la commission soit révélé au public.
Le président de l'INPBP estime que les enjeux de cette affaire sont énormes. Il pense que le nouveau contexte politique et social exige la rupture avec certaines pratiques qui ont trop duré. « Désormais, chaque responsable impliqué dans des affaires de détournement ou d'escroquerie devrait payer. Il faut en découdre avec la logique de l'impunité et permettre à la justice de s’impliquer davantage», a-t-il conclu.