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De la guerre à la paix, il n’y a qu’un pas. C’est celui qu’a franchi « fleur de passion », un navire à vocation pacifique et scientifique battant pavillon suisse qui a jeté l’ancre à la marina de Bouregreg depuis dimanche dernier. Toute une symbolique pour un changement positif qui a fait d’une machine de guerre un ambassadeur des océans. Une restauration qui a duré plus de cinq ans. Ce voilier fait en même temps l’apologie des énergies renouvelables. Le projet « The changing oceans expedition » mené par la Fondation Antinea basée à Genève tend avant tout à réaliser un double objectif. Il s’agit tout d’abord d’une mission océanique mondiale. Le but scientifique de l’expédition est l’étude des écosystèmes sous-marins à travers une évaluation de l’état des lieux fragiles et des aires marines. Il est question également de sensibiliser le grand public, notamment les plus jeunes, ainsi que les décideurs politiques et économiques à une meilleure connaissance scientifique de l’impact des activités humaines sur les fonds marins. C’est dans ce cadre que s’inscrit la conférence de presse organisée par les responsables de l’expédition ce lundi à Rabat.
« Il faut maintenir les océans en bonne santé afin que l’humanité puisse bénéficier le plus longtemps possible de leurs richesses », a expliqué David French, directeur général de la Fondation Antinea. C’est ce qui l’a amené avec un groupe de scientifiques à lancer en 2010 leur projet pilote dans la région d’Al Hoceima. L’occasion de faire l’étude du parc national d’Al Hoceima qui figure parmi les sites les plus importants d’un point de vue environnemental et surtout écologique. Malheureusement, les études scientifiques ont démontré que ce site ne cesse de se dégrader et que son écosystème marin subit de fortes pressions anthropiques. La principale source de dégradation de la biodiversité marine est la surpêche. Résultat : une diminution très rapide de la faune, notamment pour les espèces de poissons ayant un cycle de reproduction long. Les conclusions de la mission scientifique sont alarmantes et recommandent une plus grande sensibilisation au phénomène.
Tout le monde est concerné, comme n’a cessé de le répéter M. French. La responsabilité est de ce fait partagée et concerne aussi bien les gouvernements, les citoyens que la société civile. Les eaux des océans appartiennent à tous et leur préservation doit être une priorité à travers une prise de conscience du danger. Ce dernier peut venir par exemple du phénomène, ô combien courant, des sacs en plastique. Ces sacs, qui perdent leur qualité de bio dégradables au contact des eaux salées, se réduisent à de fines particules sous l’effet du soleil et attirent des toxines naturelles et artificielles. Les poissons ingèrent ces toxines et se retrouvent de ce fait dans nos assiettes. Un processus brillamment expliqué par notre interlocuteur et qui donne froid dans le dos.
Depuis leur arrivée, les responsables de l’expédition ont établi les premiers contacts avec le ministère de l’Environnement en vue de futurs partenariats. En attendant, une participation dudit ministère est prévue sur la marina à travers la présence d’une caravane mobile et d’une exposition. Les thèmes ayant trait au littoral, à l’hygiène des plages et au plan d’urgence national seront par ailleurs évoqués.
Aujourd’hui marquera la fin du séjour de « fleur de passion » qui larguera les amarres vers les Iles Canaries comme nous l’a affirmé M. French.
« Il faut maintenir les océans en bonne santé afin que l’humanité puisse bénéficier le plus longtemps possible de leurs richesses », a expliqué David French, directeur général de la Fondation Antinea. C’est ce qui l’a amené avec un groupe de scientifiques à lancer en 2010 leur projet pilote dans la région d’Al Hoceima. L’occasion de faire l’étude du parc national d’Al Hoceima qui figure parmi les sites les plus importants d’un point de vue environnemental et surtout écologique. Malheureusement, les études scientifiques ont démontré que ce site ne cesse de se dégrader et que son écosystème marin subit de fortes pressions anthropiques. La principale source de dégradation de la biodiversité marine est la surpêche. Résultat : une diminution très rapide de la faune, notamment pour les espèces de poissons ayant un cycle de reproduction long. Les conclusions de la mission scientifique sont alarmantes et recommandent une plus grande sensibilisation au phénomène.
Tout le monde est concerné, comme n’a cessé de le répéter M. French. La responsabilité est de ce fait partagée et concerne aussi bien les gouvernements, les citoyens que la société civile. Les eaux des océans appartiennent à tous et leur préservation doit être une priorité à travers une prise de conscience du danger. Ce dernier peut venir par exemple du phénomène, ô combien courant, des sacs en plastique. Ces sacs, qui perdent leur qualité de bio dégradables au contact des eaux salées, se réduisent à de fines particules sous l’effet du soleil et attirent des toxines naturelles et artificielles. Les poissons ingèrent ces toxines et se retrouvent de ce fait dans nos assiettes. Un processus brillamment expliqué par notre interlocuteur et qui donne froid dans le dos.
Depuis leur arrivée, les responsables de l’expédition ont établi les premiers contacts avec le ministère de l’Environnement en vue de futurs partenariats. En attendant, une participation dudit ministère est prévue sur la marina à travers la présence d’une caravane mobile et d’une exposition. Les thèmes ayant trait au littoral, à l’hygiène des plages et au plan d’urgence national seront par ailleurs évoqués.
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