La danse est en fête à Fès. Une manifestation qui s’érige désormais en tradition. Les passionnés de cet art se retrouveront du 21 au 25 octobre 2014 pour célébrer et apprécier un art qui magnifie le corps humain. La huitième édition de «l’International Dance Festival» de Fès a retenu comme thème «Le printemps du corps». L’association Babylon Cult Art (Création sans frontières) voulait surtout donner au printemps toute sa splendeur.
Belle initiative. En effet, les corps sont comme des fleurs et des roses… Bien épanouies ou à peine écloses, tout dépend de l’entretien dont ils font l’objet … «Ils s’ouvrent et s’étendent, se referment et se ratatinent, et cette ouverture ne se réalise que dans des circonstances convenables», lit-on dans la plate-forme de cette huitième édition.
L’on verra ainsi de toutes les couleurs, tous les goûts et tous les choix, mais aussi de toutes les nationalités. Cette édition prévoit la participation de compagnies de danse du Maroc, Tunisie, Algérie, Espagne, France, Italie, Sénégal et Côte d’Ivoire … De quoi établir un programme riche et varié et des spectacles chorégraphiques de divers styles (ballet, flamenco, danse orientale contemporaine, danses amazighes, danses africaines, hip-hop, free-dance…).
Pour assurer la relève et faire aimer cette expression artistique aux jeunes générations, des ateliers de danse seront organisés et profiteront aussi aux férus, tous âges confondus. Les sides events seront multiples: des expos d’arts plastiques et photographiques, une table ronde autour du thème : “Que mille corps s’épanouissent” projection de films chorégraphiques, des rencontres quotidiennes avec les artistes participants… et l’actualisation de la banque des données de danse fondée en 2011.
Pour promouvoir cet art sublime, les organisateurs prévoient l’extension des actes de ce festival sur d’autres villes et villages situés dans la région de Fès-Boulmane. L’objectif est de faire connaître la chorégraphie auprès du large public et la vulgarisation de cet art méconnu par le public marocain. L’on prévoit aussi un débat sur les moyens susceptibles de faire évoluer les danses traditionnelles et patrimoniales et d’établir des passerelles entre les danses traditionnelles et modernes, dans le cadre du dialogue des cultures et l’échange d’expériences en la matière à l’échelle internationale.