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L’olivier vecteur de lutte contre les changements climatiques

Le Maroc et en particulier la région Fès-Meknès, qui abrite plus de 34% de la superficie oléicole nationale, a un fort potentiel à valoriser




Le secrétaire général du Conseil oléicole international (COI), Fransisco Serafini, a lancé, mardi à Meknès, un appel pour la reconnaissance de l’olivier comme vecteur de lutte contre les changements climatiques.
"J’appelle pour une reconnaissance de l'olivier comme vecteur de développement durable et de lutte contre les changements climatiques", a-t-il lancé lors du 5è Forum international de l’agro-pôle olivier, tenu sous le thème "L’olivier et l’huile d’olive : quelles perspectives pour l’innovation technologique, l’énergie renouvelable et le développement durable ?".
Dans ce sens, le secrétaire général du COI a relevé que l’écosystème olivier fait partie intégrante de la solution et non du problème lié au changement climatique.
Dans le même ordre d’idées, il a souligné qu’il est impératif que cette contribution soit prise en compte dans les propositions mondiales qui visent à lutter contre le réchauffement climatique.
"L’oléiculture doit dorénavant être considérée comme une partie intégrante de la solution", a insisté M. Serafini, relevant les bienfaits de l’olivier pour les générations à venir, à travers notamment son rôle social et économique pour une culture caractérisée par une structure agraire essentiellement basée sur la petite agriculture paysanne et son importance agronomique dans la fixation et la fertilisation des terres, la lutte contre l’érosion et la désertification.
Il a aussi rappelé les faibles exigences hydriques de l’olivier et son adaptation aux régions de faible pluviométrie, ainsi que sa contribution contre le réchauffement climatique et son apport en énergie renouvelable.
"La consommation d’huile d’olive et la préservation de cette culture constituent une démarche réellement positive et vertueuse pour l’environnement", a-t-il précisé, soulignant qu’il est essentiel de sensibiliser la collectivité sur le rôle environnemental de l’oléiculture.
Il a indiqué qu’avec l’adoption de pratiques agronomiques adéquates, l’olivier peut contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, rappelant que différentes études scientifiques avaient démontré que l’oléiculture a des effets positifs sur l’environnement et que l’adoption de pratiques agronomiques adéquates permet d’augmenter la capacité de fixation du CO2 de l’atmosphère dans les structures végétatives permanentes (la biomasse) et dans le terrain.
A cet égard, il a rappelé les dernières études consacrées à l’effet potentiel de puits de carbone de l’olivier et à la manière dont les pratiques agronomiques peuvent améliorer l’impact environnemental de cette culture.
Tout en relevant que l’agriculture et l’élevage sont actuellement à l’origine de près de 13% des émissions de gaz à effet de serre, M. Serafini a cependant insisté sur le rôle positif que pourraient jouer certains écosystèmes, parmi lesquels l’olivier, dans la protection de l’environnement.
Après le Side-Event COP22 de Marrakech, cette rencontre a constitué une nouvelle opportunité pour rassembler d’éminents experts internationaux, organismes et personnalités reconnues autour du thème de valorisation des sous-produits de l’olivier.
Il s'agit, entre autres, du Réseau méditerranéen des villes de l’huile d’olive (RECOMED), l’Association nationale des cités de l’huile d’olive d’Italie, l’Association des municipalités de l’huile d’olive d’Espagne, la Fondation Routes de l’olivier de la Grèce, la Fondation "Olivier Promo Meknès", la Fondation "Global Nature, Espagne", le Centre de technologie avancée de l’énergie renouvelable de l’Andalousie, et la Députation et l’Université de Jaén (Espagne).
Ces différents experts de tout bord mettront en évidence les opportunités offertes par l’innovation technologique du secteur oléicole pour l’un des plus grands Parcs agro-industriels de l’huile d’olive au Maroc, à savoir celui de la région Fès-Meknès, qui abrite plus de 34% de la superficie oléicole nationale, un fort potentiel oléicole à valoriser.
Cette rencontre a été également organisée à l’occasion de la célébration, par le Conseil oléicole international, de la Journée mondiale de l'olivier, célébrée cette année sous le signe "Avec l’olivier, défendons notre planète et préservons notre santé !".

Jeudi 22 Décembre 2016

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