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La rentrée scolaire pointe du nez. Elle est là avec tous les soucis et
les dépenses qui préoccupent les parents mais elle est aussi
l’occasion cette année pour les responsables de sortir de son caractère officiel à travers quelques actions
qui se voulaient marquantes par la distribution de cartables et
une fête de l’école sans aucun intérêt pédagogique et à laquelle personne ne prête attention si ce n’est quelques administrateurs
assidus et à cheval sur l’application stricte des notes de
l’administration centrale. Cette année, la rentrée scolaire sera celle de la grande réforme annoncée par S.M le Roi Mohammed VI dans son discours du 20 août dans lequel le
Souverain appelle à une stratégie pour les jeunes et l’enseignement.
« Pour parler d’avenir, il faut (...) que soient élaborées des
stratégies propres à préparer nos jeunes pour des lendemains
meilleurs», a souligné le Roi.
Au département de Mohamed El Ouafa, un calendrier a été annoncé pour la rentrée 2012/2013. Les élèves du primaire retrouveront les bancs de
l’école le 12 Septembre alors que ceux du collège et du lycée feront leur rentrée le 13 du même mois. Auparavant, les enseignants auront signé le PV d’entrée qui marque la reprise le 04
septembre. Leurs collègues de l’administration feront de même une
journée avant.
La rentrée s’étalera donc entre le 4 et le 13 septembre.
Lors de son entretien avec «Libé» à la fin du mois de juillet, le ministre de l’Education nationale avait lancé le défi de voir tous les
élèves en classe au plus tard le 17 septembre. Au vu des habitudes
ancrées durant des décennies, il sera difficile au ministre de tenir
parole. Mais qui vivra verra.
Cependant, le grand défi de tous les acteurs est d’amorcer la réforme
annoncée dans le discours Royal du 20 août. L’enseignement est
l’affaire de tous, car il y va de l’avenir de tout un pays. Tous les acteurs du secteur conviennent aujourd’hui qu’on n’est pas sur la
bonne voie. Certes, des pas ont été accomplis et réussis dans ce
domaine, mais l’école publique a besoin d’une réforme qui lui
permettrait d’amorcer le processus d’une mise en place d’un système
éducatif à même d’atteindre les objectifs socio-économiques et
éducatifs dans les 20 années à venir. Les différents acteurs sont unanimes sur la nécessité d’un changement. Il faut
repenser l’école en traçant les objectifs et les horizons à atteindre
loin de toute surenchère politicienne. Pour ce faire, il faut
associer les concernés, à savoir les enseignants pour l’établissement de
la feuille de route qui mènera l’école vers des buts clairs et bien
définis. Syndicats, associations des parents, administrations,
enseignants et élèves ont intérêt à se mettre à table pour un débat
national qui sauverait notre enseignement d’une véritable déroute.
Entre autres, certaines questions prennent prioritairement le devant
à savoir la poursuite du processus de mise à niveau de
l’infrastructure scolaire, la promotion de l’enseignement préscolaire,
la lutte contre la déperdition, le perfectionnement de la
qualité de l’enseignement et l’amélioration des techniques de
communication et d’information dans le cursus scolaire.
Mais au-delà de la rentrée scolaire proprement dite, d’autres rentrées seront attendues. Il s’agira de celle du Conseil supérieur de l’enseignement qui aura un rôle primordial à jouer dans la préparation de la réforme qui ne doit être ni précipitée ni politisée mais posée et sereine. D’autre part, la rentrée sociale risque fort d’avoir un impact sur le déroulement de la rentrée scolaire car si le corps enseignant se dit mobilisé pour une réforme du système, il est aussi solidaire et décidé à défendre ses droits et ses revendications légitimes.