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L'artiste marocain Aziz Saâdallah tire sa révérence


M.O
Mardi 13 Octobre 2020

L’ acteur et réalisateur marocain Aziz Saâdallah s'est éteint, mardi matin, à l'âge de 70 ans, des suites d'une maladie qui ne l’a pas épargné, apprend-on auprès de ses proches.
Né à Casablanca, le défunt a fait ses débuts artistiques au Conservatoire d'art dramatique de Casablanca, où il a appris son métier et où il a également fait la rencontre qui a marqué sa vie et sa carrière ; celle de Khadija Assad, sa compagne et sa complice avec laquelle il a formé ce que les médias appellent «le couple terrible du théâtre marocain» ou «Le couple éternel».
Dès les années 70, le couple multiplie les expériences théâtrales et se lance en 1977 dans le grand bain du petit écran avec la série «Hia ou Houa» qui rencontre un grand succès et pose les jalons de l'humour décalé qui fera la réputation du couple. Dans les années 80, ils enchaînent donc les différents formats TV, parodiant les travers de la société marocaine. Toujours inséparable avec sa Khadija, Aziz fonde avec elle la compagnie «Théâtre 80» et part en France, à Paris, décrocher un diplôme de metteur en scène. Il prend alors en charge la mise en scène des pièces réalisées par la compagnie qui s’est par la suite spécialisée dans les tournées à l’étranger destinées aux Marocains du monde.
Aziz Saâdallah a également une belle carrière au cinéma et a été derrière le succès de plusieurs longs métrages dont «Le Facteur»(1980),«Badis»(1990),«Les Casablancais» (1999), «Le Toubib» (2006) ou encore « Number One» (2009). En 2003, le couple terrible du théâtre marocain décide de s‘installer au Canada où il travaille avec acharnement pour promouvoir la diversité dans le théâtre et la télévision canadiens, sans pour autant oublier son pays natal puisqu’il est toujours resté présent à la télévision et au cinéma marocains.
L’artiste avait remporté le prix du meilleur acteur au Festival de Montréal au Canada et le même prix au Festival de Bastia en France. Le défunt était également l'un des premiers professionnels à s'intéresser à l'action syndicale puisqu'il a été l'un des fondateurs du Syndicat national des professionnels du théâtre. Il a été, dans ce sens, le premier secrétaire général de ce syndicat connu actuellement sous l'appellation du «Syndicat marocain des professionnels des arts dramatiques».
Depuis l’annonce du décès de Aziz Saâdallah, les hommages se multiplient et les témoignages d’artistes sont plus émouvants les uns que les autres. Sur sa page Facebook, le comédien marocain Abdelkebir Rgagnat affirme avoir appris avec une profonde affliction la nouvelle du décès de l'artiste, un des pionniers de la scène artistique nationale ayant largement contribué à son enrichissement. Quant au président actuel du Syndicat marocain des professionnels des arts dramatiques, Messaoud Bouhcine, il a tenu à exprimer aux membres de la famille du défunt, à ses proches, à sa grande famille artistique et à l’ensemble de ses amis, ses vives condoléances. De son côté, le chanteur Zakaria Ghafouli a regretté la perte de l’artiste en affirmant que sa disparition a endeuillé toute la scène artistique marocaine. Le comédien Abdelkader Ayzoune, pour qui la nouvelle est tombée comme un couperet, s’est dit «dévasté par la mort de ce grand artiste» avec qui il a partagé la scène dans de nombreuses pièces théâtrales. Le comédien marocain dit partager les sentiments de la famille du défunt suite à cette perte douloureuse, exprimant à tous ses membres et, à travers eux, à ses proches et amis ainsi qu'à sa grande famille artistique,ses vives condoléances et ses sincères sentiments de compassion. 


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1.Posté par Ali le 13/10/2020 23:36
Que Dieu ait son âme .je l'ai tj aimé c une perte pour les marocains

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