L’USFP appelle toutes les composantes de la gauche à unir leurs efforts à l’horizon des prochaines législatives

Se félicite de la percée diplomatique réalisée par notre pays sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, consacrant sa présence aux premiers rangs de la décision internationale et continentale


Libé
Mardi 24 Février 2026

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Le Bureau politique s’est réuni en session ordinaire le lundi 23 février 2026.

– Après avoir pris connaissance du rapport politique présenté par le Premier secrétaire, Driss Lachguar;
– Après en avoir débattu de manière approfondie et responsable, en s’arrêtant sur les principales questions de fond qui retiennent l’attention de l’opinion publique nationale et partisane;
– En se référant aux fondements de l’analyse politique du parti, tels qu’ils se sont affirmés à travers ses différentes étapes délibératives et décisionnelles, notamment le 12ᵉ Congrès national, le Conseil national et la Commission administrative;
– Après avoir examiné les indicateurs du tournant majeur et décisif que traverse notre pays sur les plans national, continental et international ;
Le Parti prédisposé à accueillir les concitoyens qui optent
pour un retour à la mère-patrie dans le cadre d’une réconciliation
nationale globale
Le BP exprime ce qui suit :

– Salue avec une haute considération la percée diplomatique conduite par notre pays sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, consacrant sa présence aux premiers rangs de la décision internationale et continentale sur des dossiers d’une portée mondiale, au premier rang desquels la question palestinienne et les conflits affectant le continent africain.

Dans ce contexte, le Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires met en exergue la place acquise par le Maroc au sein du «Conseil de paix», à une étape particulièrement sensible de l’histoire de la cause palestinienne, marquée notamment par le lancement de la deuxième phase du plan de paix sous la conduite du président américain Donald Trump, par la reconstruction de Gaza sous supervision internationale et par la gestion de l’après-guerre d’extermination atroce subie par les populations de la bande de Gaza. Cette phase a entraîné un effondrement général dont la caractéristique la plus préoccupante fut l’absence de toute perspective politique clairement affirmée quant à l’avenir du peuple palestinien. Sans l’approche lucide et les voix responsables dont nous avons, en tant que parti, soutenu les appels avec courage et détermination dès leur émergence, l’équilibre nécessaire n’aurait pu être rétabli.

– L’Union socialiste des forces populaires exprime sa profonde appréciation pour l’engagement concret du Maroc dans la mise en œuvre des conditions opérationnelles requises pour la réussite de cette étape, notamment sa disponibilité à participer aux forces de maintien de la paix dans la bande de Gaza, à l’instar de l’engagement constant qu’il assume depuis des décennies dans diverses régions du monde. Il souligne également la mobilisation de l’expertise marocaine au profit des forces de police palestiniennes afin d’assurer, avec efficacité et professionnalisme, les missions de sécurité et de stabilité. Cet engagement illustre avec éclat le haut degré de compétence et le niveau d’excellence des institutions marocaines, reconnus à l’échelle internationale.

– L’USFP se félicite par ailleurs de la création d’un bureau de coordination entre l’Autorité nationale palestinienne et le Conseil de paix, en tant que canal officiel de concertation entre le Bureau du Conseil de paix et l’Autorité palestinienne pour la mise en œuvre du plan du président américain Donald Trump et de la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Le parti considère cette initiative comme un pas significatif dans la bonne direction, fondé sur une approche équilibrée de la gestion du conflit et susceptible d’ouvrir la voie à une solution globale, juste et durable.

Dans le même esprit, le Bureau politique salue avec une haute considération l’attachement constant du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, à l’impératif de la pleine implication de la décision nationale palestinienne dans les futurs arrangements politiques inscrits dans le cadre du processus de règlement. Il réaffirme, avec la plus grande clarté, son attachement indéfectible en faveur de la solution à deux Etats, fondée sur l’établissement d’un Etat palestinien indépendant ayant Al Qods-Est pour capitale.

Le BP se félicite par ailleurs de l’élection du Maroc, pour la troisième fois depuis son retour au sein de sa famille institutionnelle africaine, au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Cette consécration confirme de manière tangible la convergence des Etats membres autour du rôle central du Royaume dans la promotion de la sécurité et de la paix sur le continent, dans la recherche de solutions durables au service des peuples africains et dans la défense de leurs causes essentielles, loin de toute instrumentalisation idéologique ayant, par le passé, entravé la démocratie, le développement et la stabilité de l’espace africain.
 
Au niveau national

• L’Union socialiste des forces populaires suit avec un grand intérêt les développements relatifs à notre cause nationale ainsi que les discussions engagées en vue de la mise en œuvre de la résolution onusienne 2797, laquelle consacre l’autonomie sous souveraineté marocaine comme unique horizon de solution, à travers des négociations quadripartites réunissant les parties définies par ladite résolution. 

• L’USFP aspire à ce que ces négociations se déroulent selon un calendrier raisonnable, conforme à la volonté de la communauté internationale de clore définitivement le dossier de ce différend régional que les parties hostiles au Maroc se sont employées à prolonger au service de calculs étroits. Cette prolongation a alimenté les tensions en Afrique du Nord, contribué à l’enlisement du projet d’intégration maghrébine et privé les peuples de la région de leur pleine participation à l’édification d’un espace commun de paix, de développement et de prospérité partagée. 

• Le parti salue la position exprimée par le Premier secrétaire quant à la disposition de l’USFP à accueillir celles et ceux qui choisissent de regagner la mère patrie, dans le cadre d’une réconciliation nationale globale et d’une dynamique de travail collectif pour un Maroc démocratique, fort et équitable envers tous ses enfants, dans le respect de l’autonomie sous souveraineté marocaine et des constantes nationales qui ont, de tout temps, guidé l’USFP dans ses positions et ses initiatives.

• Le parti à la Rose considère que le sens des responsabilités nationales et la sincérité de l’engagement exigent de lui une préparation pleine et responsable face aux implications attendues de l’agenda du règlement dans nos provinces sahariennes, tant sur la vie nationale dans son ensemble que sur les équilibres politiques et institutionnels internes et les échéances qui en découlent. Il affirme, avec la plus grande fermeté, que la priorité, en toutes circonstances, demeure la nation — et rien d’autre que la nation.

S’agissant des évolutions du champ politique, le BP relève la précipitation et l’empressement qui semblent désormais structurer l’attitude de la majorité gouvernementale, marquée par l’envoi de «messages d’encouragement», selon un lexique emprunté au monde entrepreneurial, à ceux qui seraient appelés à conduire la prochaine étape. Il constate, par ailleurs, une forme de légèreté préoccupante à l’égard des exigences de la culture démocratique institutionnelle, pourtant fondement de toute pratique gouvernementale responsable. 

Le Bureau politique estime, en outre, que la question essentielle à laquelle la majorité persiste à se soustraire — en adoptant une posture d’évitement — demeure celle de son propre devenir en tant que majorité gouvernementale après la démission de son président. Il souligne la nécessité impérieuse de rassurer l’opinion publique marocaine sur ce point, notamment quant à la capacité de cette majorité à assumer la conduite des affaires publiques à un moment charnière où se posent pour notre pays des enjeux existentiels d’ordre territorial et géopolitique.
 
Au niveau social

Le Bureau politique exprime sa vive et profonde inquiétude face aux conditions de vie éprouvantes que subissent de larges franges de notre peuple sous l’effet de la flambée des prix, dont l’intensité s’est accrue durant le mois sacré. Cette situation résulte de la concomitance d’une activité débridée des forces de monopole et d’intermédiation spéculative, gravement préjudiciables au pouvoir d’achat des Marocains, et d’un silence gouvernemental persistant tout au long du mandat.

Un tel contexte a consolidé, au sein de larges secteurs de l’opinion publique, la conviction que l’appareil exécutif s’est trouvé objectivement au service des puissances monopolistiques contrôlant les circuits stratégiques de l’approvisionnement national, dans une dynamique contraire aux grandes orientations stratégiques conduites avec clarté et un sens élevé de la responsabilité nationale par Sa Majesté le Roi.

Sur le plan socio-professionnel, tout en saluant l’engagement constant des militantes et militants mobilisés au sein des différents secteurs concernés, pour leur action déterminée en faveur des revendications légitimes des catégories professionnelles et leur défense résolue des droits et intérêts de ces corps, le Bureau politique tient à souligner ce qui suit :
Le Parti des Forces Populaires exprime son inquiétude quant à l’impact du coût de la vie sur le pouvoir d’achat des couches populaires en raison d’un monopole et d’une spéculation exacerbés par le silence et l’inaction d’un gouvernement aux abonnés absents
Dans le secteur des avocats : le Bureau politique salue l’attitude positive des autorités concernées ayant permis la réouverture du dialogue avec l’Association des Barreaux du Maroc et l’écoute attentive des revendications exprimées par les avocats. Il y voit une réhabilitation salutaire de l’approche participative, laquelle a contribué à désamorcer une situation de tension et à dépasser une crise qui menaçait de s’installer dans l’incertitude. Il forme le vœu que cette dynamique aboutisse pleinement, dans le respect des acquis professionnels et des droits qui fondent la noblesse et la mission essentielle de la profession d’avocat.

Dans le secteur de l’enseignement supérieur : le Bureau politique réaffirme sa solidarité pleine et entière, de principe et sans réserve, avec les enseignants-chercheurs dans l’ensemble des formes de lutte qu’ils mènent pour défendre leur dignité, leurs revendications légitimes et l’indépendance de l’université publique. Il appelle les autorités gouvernementales compétentes à engager un dialogue sérieux, responsable et constructif, à la hauteur des enjeux académiques et nationaux.
Le Parti à la Rose appelle les partis politiques mutés en plate-forme ciblant
l’USFP à rappeler à leurs militants leur devoir de s’en tenir au code du respect mutuel
Dans le secteur de la pharmacie : le Bureau politique exprime son rejet catégorique de toute orientation tendant à ouvrir le capital des pharmacies à des investisseurs non pharmaciens, compte tenu des risques avérés qu’une telle mesure ferait peser sur la nature même de la profession, conçue comme une mission sanitaire à dimension humaine. Il met en garde contre toute dérive susceptible de transformer le médicament en simple marchandise soumise aux logiques exclusives du profit et de la spéculation.

Il souligne que la protection de la sécurité médicamenteuse des citoyens exige le maintien de l’indépendance du pharmacien et la garantie d’un exercice professionnel conforme à l’éthique du secteur de la santé ainsi qu’aux exigences strictes de la sécurité pharmaceutique.

Il relève, par ailleurs, que toute orientation vers une libéralisation non encadrée des horaires d’ouverture des pharmacies serait de nature à fragiliser l’équilibre actuel du système de garde nocturne et à compromettre la continuité du service sanitaire. Une telle évolution exposerait les pharmaciens à une pression professionnelle et sociale accrue, susceptible d’altérer la qualité des prestations offertes aux citoyens.

Il considère, en outre, que les appels à la suppression de la condition de distance légale entre officines portent atteinte au principe d’équité territoriale dans la répartition des services de santé. Une telle mesure risquerait d’entraîner une concentration des pharmacies dans les zones à forte rentabilité, au détriment des quartiers populaires et des zones rurales, qui se verraient privés d’un accès équitable et équilibré au médicament. Ce critère constitue, selon le BP, un instrument de régulation indispensable pour garantir une implantation harmonieuse et juste des pharmacies sur l’ensemble du territoire national.
 
Au niveau partisan

La direction du parti condamne, en son nom et au nom de l’ensemble des militantes et militants, avec la plus grande fermeté, la campagne systématique visant l’USFP et sa direction nationale élue démocratiquement. Elle considère que ces attaques portent atteinte au droit souverain des militantes et militants d’exercer librement leur choix et d’assumer leurs décisions responsables à travers les mécanismes pluralistes reconnus au sein des organisations progressistes à travers le monde.

Elle met en garde contre l’acharnement de certaines parties, en apparence divergentes dans leurs référentiels et contradictoires dans leurs finalités, parmi lesquelles figurent des expressions d’une déchéance morale assumée et des leaderships de «la frustration démocratique» qui persistent à ruminer les échecs d’un projet avorté visant à imposer des «contrats d’adhésion» à la vie partisane nationale. La direction du parti dénonce également certaines voix se réclamant du progressisme et d’une radicalité morale de façade, dont l’objectif réel demeure l’atteinte à la crédibilité du parti et de ses militantes et militants, alors même que l’USFP demeure un parti national, progressiste et démocratique aspirant à assumer pleinement ses responsabilités historiques dans la consolidation de l’édifice institutionnel, le renforcement du pluralisme et l’enracinement durable de la démocratie dans notre pays.

Dans le même esprit, la direction nationale appelle l’ensemble des partis politiques — notamment les formations progressistes et socialistes devenues des plateformes organisationnelles ou politiques instrumentalisées pour cibler l’USFP — à engager leurs adhérents, anciens comme nouveaux, dans le respect d’un code de conduite fondé sur le socle progressiste commun qui les unit à l’Union socialiste, à préserver la culture du respect mutuel et à s’abstenir de « maudire l’avenir », à un moment où notre pays a besoin, plus que jamais, d’alternatives démocratiques et socialistes crédibles, en vue d’activer l’Etat social démocratique auquel aspire notre pays.

Il est demandé aux forces progressistes de ne pas se tromper d’adversaire — ni de classe, ni politique — car une telle confusion prive les masses populaires de la possibilité d’exiger des comptes à ceux qui doivent véritablement en rendre, et nourrit le « jeu de cache-cache institutionnel » auquel on voudrait condamner ce peuple chaque fois que sonne l’heure de la reddition des comptes. Fermer les yeux sur l’hégémonie financière et politique qui a marqué cette période revient à offrir, par la porte dérobée de la démocratie, une échappatoire à ceux qui ont entravé le décollage global et qualitatif du pays. C’est également risquer de dilapider le moment démocratique que représentent les prochaines élections, échéance décisive pour l’évaluation, la reddition des comptes et le débat libre sur le bilan du gouvernement et de sa majorité.

Profondément attaché à l’alternative sociétale démocratique et ouvert à toutes les initiatives orientées vers l’avenir, l’USFP lance un appel sincère à l’ensemble du spectre de la gauche, à l’approche des prochaines élections législatives, afin d’œuvrer de concert et de construire, main dans la main, une dynamique politique porteuse d’espoir.

Enfin, le Bureau politique appelle les militantes et militants à resserrer davantage les rangs autour de leur parti, à poursuivre avec constance la mise en œuvre des résolutions issues de ses instances nationales, à réunir les conditions de réussite des prochaines échéances régionales, à renforcer l’interaction avec les masses urbaines et rurales à travers les activités de rayonnement politiques, culturelles et sectorielles prévues dans les semaines à venir, et à intensifier le travail de terrain en vue d’un jugement populaire des choix politiques gouvernementaux et des effets de l’hégémonisme politique sur la vie institutionnelle nationale. Il s’agit de dénoncer l’assèchement du débat libre et pluraliste, la consécration d’une logique d’intérêts étroits, la restriction de l’action institutionnelle au profit d’une monopolisation affichée de la décision, ainsi que l’extension des prérogatives exécutives des partis de la majorité au détriment de l’équilibre institutionnel et des revendications légitimes des catégories vulnérables, défavorisées et à revenu limité.

Libé
Mardi 24 Février 2026
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