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Journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral : L’AVC un mal aussi récurrent que méconnu

Avec plus de 17 millions de victimes, il s’agit de la deuxième cause de mortalité sur la planète




Journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral : L’AVC un mal aussi récurrent que méconnu
De nos jours, il existe tellement de journées mondiales que ce jour de l'année dédié à un thème particulier au niveau international ou mondial tend à perdre de son importance. Toutefois, il en est une qui revêt un attrait particulier. Célébrée lundi dernier, la Journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral (AVC) est l’occasion idéale de braquer les projecteurs sur un mal profond de ce monde.
En vrai, d’un côté, ce fléau souffre d’une méconnaissance à tous les niveaux, alors que de l’autre, selon les données de l'Organisation mondiale de la santé datant de 2010, l'AVC est la deuxième cause de mortalité sur la planète, avec 17 millions de victimes dont 31% chez des personnes âgées de moins de 65 ans, pour 6 millions de décès. Et le Maroc n’est pas en reste. Pour preuve, en 2009, des neurologues marocains ont réalisé une enquête épidémiologique sur les AVC.
Réalisée sur un échantillon de 60.000 personnes, vivant en milieu rural et urbain, dans les régions de Rabat et de Casablanca, ladite enquête a permis d’estimer que le nombre annuel de personnes victimes d’AVC était à l’époque de 30.000 personnes dont moins de 20% étaient hospitalisées et 8000 sont décédées à la phase aiguë. A cela s’ajoutent également les 80.000 Marocains qui vivaient avec des séquelles neurologiques d’AVC, ou encore le nombre de jeunes adultes atteints d’AVC qui ne cessait d’augmenter en raison de l’augmentation du diabète, de l’obésité et de la consommation du tabac.
De fait, et à la lumière de ses éléments et de la Journée mondiale de l'AVC, il convient de revenir sur tous les aspects de cette maladie.

Qu'est-ce qu'un AVC ?
La littérature scientifique sur le sujet décrit l'accident vasculaire cérébral comme étant majoritairement causé par un caillot de sang qui bouche une artère cérébrale. Par conséquent, le sang ne peut plus circuler et donc n'apporte plus d'oxygène. Ainsi, l’ensemble des cellules que l'artère alimentait meurent par manque d'oxygène. C’est la raison pour laquelle, il est crucial de déceler le plus rapidement possible un AVC, dans l’espoir que la zone touchée soit débouchée, afin que les séquelles soient le moins nombreuses possible.

Quels sont les symptômes
d'alerte ?

Il existe plusieurs signes qui peuvent apparaître de manière subite ou brutale. A commencer par une paralysie d'un côté du corps. Ensuite, il y a les fourmillements ou des picotements d'une partie du corps, du visage ou d'un seul membre, au même titre que les troubles du langage, la paralysie faciale et le flou visuel. Sans oublier les vertiges avec démarche ébrieuse (la personne ne marche pas droit) ainsi qu’une douleur très intense qui survient de façon subite à la tête.
Dans le cas où vous constatez un ou plusieurs de ses signes chez un proche, il ne faut pas perdre la moindre seconde et contacter une ambulance. Il est capital de souligner que ces symptômes peuvent faire leur apparition à tout moment, sans distinctions, de jour comme de nuit. Pareillement, ils peuvent disparaître dans les minutes ou les heures qui suivent. Dans ce cas précis, on parle de signaux d’alerte qu’il convient de prendre très au sérieux, en contactant un médecin traitant.

Quelles sont les personnes
à risque ?

Au jour d’aujourd’hui, les scientifiques ont réussi à répertorier les personnes sujettes à un risque d’attaque cardiovasculaire. Tout d’abord, il y a les personnes qui ont trop de tension, celles qui souffrent de l’artériosclérose ou encore, les diabétiques. Les plus de 65 ans sont également concernés par les AVC, ainsi que les femmes et les hommes qui ont un rythme cardiaque irrégulier (fibrillation auriculaire), ou encore qui ont eu une crise cardiaque ou qui souffrent d’un trouble cardiaque (valvulopathie). Logiquement, les personnes qui ont déjà été victimes d’AVC sont elles aussi et malheureusement sous le coup d’une récidive. Enfin, pour clore cette liste, on trouve des personnes dont le taux de cholestérol est élevé, mais encore celles qui souffrent d’apnée du sommeil.

Chady Chaabi
Mercredi 31 Octobre 2018

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