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Journalistes, droit et déontologie en débat à Rabat




Journalistes, droit et déontologie en débat à Rabat
Quel avantage l’approche droit a-t-elle pour réussir la régulation du paysage médiatique ? C’est la question sur laquelle plusieurs acteurs des droits humains et journalistes se sont penchés, récemment à Rabat, dans le cadre d’un training de presse, initié par l’Instance marocaine des droits humains (IMDH).
Les participants à cet atelier de formation, organisé dans le cadre du projet CLICK, ont été unanimes à souligner, le rôle crucial et l’apport important de cette approche dans l’assainissement du paysage médiatique et la professionnalisation des journalistes, notamment à travers leur initiation aux textes de loi régissant le vaste champ des libertés publiques au Maroc. Avocat et président du CNDH de Béni Mellal-Khénifra, Allal Basraoui a expliqué à cette occasion que la connaissance de certaines conventions internationales et des textes de loi permettent aux journalistes d’éviter des « cafouillages professionnels » qui risquent de les entraîner dans des poursuites judiciaires.
Les bénéficiaires de cet atelier, le deuxième du genre après celui organisé à la mi-juillet  à Béni Mellal, ont eu à examiner des cas de journalistes nationaux ou étrangers ayant été au cœur de procès judiciaires. La vie privée a, dans ce contexte, été au centre de cette formation, à travers différents  volets, dont les droits à l’intimité, à la vie privée et à l’oubli, souvent transgressés par certains journalistes, sans être conscients de leurs actes.
Par ailleurs, la journée a été marquée par un workshop autour de la déontologie et des principales dispositions internationales en la matière, dont les textes de l’Unesco, la Déclaration de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Déclaration de Munich, ainsi que l’article 19 de la Déclaration internationale des droits de l’Homme et le Pacte relatif aux droits civils et politiques de 1966, texte de base assurant les libertés d’expression, d’information, de publication, de communication…
La couverture par certains médias marocains des événements du Rif a été donnée comme exemple des violations des dispositions déontologiques, mettant en exergue des cas de non vérification d’informations, de diffamation, d’injures, ou de privation de liberté d’expression et de fausses informations… Et dans la foulée, les participants se sont interrogés sur le rôle du Conseil national de la presse (CNP) dans la régulation et l’auto-régulation d’un métier en évolution.  

Mustapha Elouizi
Mercredi 8 Août 2018

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