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Plusieurs pays européens ont exprimé lundi leur préoccupation après le score historique obtenu par l'extrême droite eurosceptique française au premier tour de l'élection présidentielle, qui confirme une tendance lourde dans plusieurs pays de l'UE.
Ces inquiétudes ont été exprimées en marge d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg.
Le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, a accusé le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy d'être en partie responsable du succès de la candidate du Front national (FN) par son choix de faire campagne sur les frontières européennes trop poreuses à ses yeux et le contrôle de l'immigration.
"Si on répète tous les jours qu'on doit changer Schengen, qu'on doit avoir une politique d'immigration forte, qu'on doit parler de l'exception française, et tout cela, c'est de l'eau au moulin du FN", a estimé M. Asselborn, qui est socialiste.
Le ministre danois des Affaires étrangères, Villy Sovndal, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'à fin juin, a jugé que le résultat du vote de dimanche était "extrêmement préoccupant", estimant qu'il s'inscrivait dans une tendance générale en Europe également illustrée par la poussée de partis politiques de la même famille au Danemark ou en Finlande. "Je suis inquiet de ce sentiment que nous constatons contre des sociétés ouvertes, une Europe ouverte. Cela me préoccupe, et pas seulement en France", lui a fait écho le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt.
Son homologue autrichien, Michael Spindelegger, a parlé d'un "résultat très probant pour (Marine) Le Pen" qui "doit tous nous faire réfléchir", tandis que le chef de la diplomatie belge Didier Reynders a jugé que "la poussée de l'extrême droite" en France et ailleurs en Europe "est toujours un sujet d'inquiétude en Europe".
"On doit être très attentif à cela", a-t-il ajouté.
Selon les résultats quasi définitifs, la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen se classe troisième du premier tour de scrutin, avec 18,01%. En volume de voix elle réalise un résultat sans précédent pour sa formation, qui prône un référendum sur une sortie de l'euro notamment.
Ces inquiétudes ont été exprimées en marge d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg.
Le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, a accusé le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy d'être en partie responsable du succès de la candidate du Front national (FN) par son choix de faire campagne sur les frontières européennes trop poreuses à ses yeux et le contrôle de l'immigration.
"Si on répète tous les jours qu'on doit changer Schengen, qu'on doit avoir une politique d'immigration forte, qu'on doit parler de l'exception française, et tout cela, c'est de l'eau au moulin du FN", a estimé M. Asselborn, qui est socialiste.
Le ministre danois des Affaires étrangères, Villy Sovndal, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'à fin juin, a jugé que le résultat du vote de dimanche était "extrêmement préoccupant", estimant qu'il s'inscrivait dans une tendance générale en Europe également illustrée par la poussée de partis politiques de la même famille au Danemark ou en Finlande. "Je suis inquiet de ce sentiment que nous constatons contre des sociétés ouvertes, une Europe ouverte. Cela me préoccupe, et pas seulement en France", lui a fait écho le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt.
Son homologue autrichien, Michael Spindelegger, a parlé d'un "résultat très probant pour (Marine) Le Pen" qui "doit tous nous faire réfléchir", tandis que le chef de la diplomatie belge Didier Reynders a jugé que "la poussée de l'extrême droite" en France et ailleurs en Europe "est toujours un sujet d'inquiétude en Europe".
"On doit être très attentif à cela", a-t-il ajouté.
Selon les résultats quasi définitifs, la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen se classe troisième du premier tour de scrutin, avec 18,01%. En volume de voix elle réalise un résultat sans précédent pour sa formation, qui prône un référendum sur une sortie de l'euro notamment.