Georgia O’Keeffe, icône de l’ art américain


Libé
Mardi 7 Septembre 2021

C’est une icône aux Etats-Unis, dont l’œuvre couvre la majeure partie du XXe siècle. En Europe, elle reste peu connue, à l’exception de ses fleurs géantes: Georgia O’Keeffe, peintre immense et personnalité hors norme, fait l’objet d’une première rétrospective en France, à Beaubourg. Pionnière de la peinture moderne, son talent et sa longévité (elle est morte presque centenaire en 1986) lui ont permis “d’être sur la vague de plusieurs mouvements de la modernité américaine”, explique à l’AFP Didier Ottinger, commissaire de l’exposition, qui se tient au Centre Pompidou à Paris du 8 septembre au 6 décembre. Gratte-ciel de New York vus en contre-plongée, fleurs géantes, ossements d’animaux blanchis dans le désert, paysages du Nouveau-Mexique (où elle a vécu de 1946 à sa mort), tableaux abstraits... Son oeuvre se renouvelle sans cesse, avec toujours en dominante la lumière, la sensualité, les jeux de couleurs et l’éblouissement face à la nature. Le Centre Pompidou expose près d’une centaine de ses tableaux et dessins, la plupart prêtés par de grandes institutions américaines - le MoMA, le Metropolitan Museum de New York, l’Art Institute of Chicago, le Musée Georgia O’Keeffe de Santa Fe, etc. Le musée de Grenoble lui avait consacré une monographie à l’hiver 2015-2016, avec pour thème “Georgia O’Keeffe et ses amis”. Mais c’est la première fois que la France monte une exposition dédiée uniquement à la peintre. Georgia O’Keeffe, née en 1886 dans le Wisconsin, état rural, veut devenir peintre dès l’enfance, étudie puis enseigne les Beaux-Arts dans des écoles et universités. Elle réside au Texas, en 1916, lorsqu’une amie envoie ses dessins à la Galerie 291 à New York, un lieu qui expose les artistes modernes européens d’alors (Rodin, Picasso, Matisse...). Le propriétaire, Alfred Stieglitz, figure de la photographie américaine, monte derechef une exposition de la jeune artiste. Sans la prévenir. Furieuse, elle débarque à New York pour une explication. Les tableaux ne seront pas décrochés, les deux artistes se marient en 1924 et le resteront jusqu’à la mort de Stieglitz en 1946.


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