Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Fuyant le calvaire des camps de Tindouf : Une jeune sahraouie rejoint la mère-patrie


A.El KATAB
Jeudi 7 Mai 2009

Arrivée à Laayoune, en compagnie de sa mère, une femme sahraouie a dénoncé les pratiques courantes de viols et les abus exercés par les dirigeants du Polisario sur des jeunes filles dans les camps de Tindouf. Elle a appelé les organisations internationales de défense des droits humains à ouvrir des enquêtes sur ces pratiques. Agouha Sid Ahmed, 35 ans, qui a vécu durant plusieurs années dans ces camps avec sa mère, a regagné vendredi le Maroc, en provenance des Iles Canaries. Dans une déclaration à la presse, Agouha a fait état de l'absence totale de libertés de circulation et d'opinion dans les camps de Tindouf, où les droits les plus élémentaires sont totalement bafoués. Les jeunes filles sont exploitées dans des résidences dont l'accès est réservé aux dirigeants du Polisario,  a déclaré la jeune femme, dont un oncle était "ministre de la coopération" et "ambassadeur en Italie" dans la pseudo "RASD". Agouha est venue rejoindre son époux qui a intégré la mère patrie en 1995. Elle a indiqué que la plupart des Sahraouis se trouvant dans les camps veulent regagner le Royaume et n'attendent qu'une occasion se présente à eux.
Elle a souligné que la vie est devenue insoutenable dans les camps, car a-t-elle dit,  l'aide humanitaires internationale octroyées par les pays donateurs et qui constitue l'unique moyen de subsistance des populations est détournée  par les dirigeants du Polisario pour gonfler  les comptes bancaires qu'ils ont ouverts en Algérie et dans des pays européens.
"Les produits alimentaires et les médicaments n'arrivent jamais  à leurs véritables destinataires, dont les  vieilles femmes et les enfants, mais sont vendus sur les marchés des pays voisins, a raconté cette femme, qui était, pendant plusieurs années, membre de la "troupe Al Ouali" de danse qu'utilisait le "Polisario", à l'instar du groupe "Mariam Hassan", dans sa campagne de propagande dans des pays européens.
Agouha, issue de la tribu "Zerguiyine" a souligné que les conditions de vie dans les camps sont insupportables, en raison notamment du non respect de la dignité humaine et de l'absence de perspectives d'avenir pour les nouvelles générations.


Lu 844 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS