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Forte hausse des importations des céréales à fin avril

Les ports spécialisés ont assuré le transit de 3,5 millions de T, soit un bond de 38% en comparaison avec la même période de 2019




Forte hausse des importations  des céréales à fin avril
Les importations des céréales ont atteint 3,5 millions de tonnes MT à fin avril 2020, a annoncé l’Agence nationale des ports (ANP) relevant un accroissement de 38% par rapport à la même période un an auparavant. 
En effet, « les ports spécialisés dans le traitement de ce trafic (Nador, Casablanca, Jorf Lasfar, Safi et Agadir) ont assuré le transit de 3,5 millions de tonnes marquant ainsi un fort rebond de 38% en comparaison avec la même période de l’année écoulée », a indiqué l’ANP. 
Selon l’autorité de régulation du système portuaire marocain, cette activité a été marquée par une forte concentration aux ports de Casablanca et Jorf Lasfar qui ont traité respectivement 54% et 22% du trafic global des céréales, a-t-elle indiqué dans un communiqué rendu public la semaine dernière.
Soulignons en outre que les cadences de manutention au port de Casablanca ont marqué un fort rebond de 23%, avec un rendement moyen de 10.000 tonnes/navire/jour, contre environ 8.100 tonnes/navire/jour durant la même période de l’année écoulée, a noté l’agence ajoutant que ces cadences pouvaient atteindre jusqu’à 13.000 tonnes/navire/jour au niveau des terminaux spécialisés.
En dépit des performances observées au niveau de ses services et des résultats jugés plus que satisfaisants, l’ANP a cependant estimé que « le processus de transit portuaire des céréales aurait pu atteindre des performances plus importantes avec une mobilisation et une réactivité positives de l’ensemble des acteurs de la filière ».
Quoi qu’il en soit, elle a affirmé que, grâce aux mesures opérationnelles mises en place pour fluidifier le transit portuaire et à la mobilisation de l’ensemble des partenaires concernés, les ports nationaux ont tout de même permis d’assurer la continuité d’approvisionnement du Royaume en cette denrée stratégique dans les meilleures conditions.
Ainsi, malgré des circonstances difficiles, « le trafic portuaire des céréales a connu un niveau exceptionnel en termes de volumes traités et de nombre de navires céréaliers reçus par les ports  », a-t-elle affirmé.
Au niveau mondial, rappelons que l’Indice Fao des prix des céréales a légèrement baissé au cours du mois d’avril dernier. « Il avoisinait les 164,0 points en moyenne en avril, soit un niveau légèrement inférieur à celui du mois de mars », avait annoncé tout dernièrement l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), indiquant toutefois qu’il reste supérieur de près de 4,0 points (2,4%) à sa valeur d’avril 2019.
Dans le même temps, les prix mondiaux du blé et du riz ont fortement augmenté alors que ceux du maïs ont enregistré de leur côté une forte chute, selon les chiffres publiés par l’organisation. 
En effet, suite aux restrictions temporaires à l’exportation appliquées au Vietnam puis aussitôt annulées, les prix mondiaux du riz ont connu un accroissement de 7,2% depuis mars, avait constaté la Fao notant que ceux du blé se sont accrus de 2,5%, face à des prévisions indiquant que le quota des exportations en Russie serait rapidement atteint. 
 Pour leur part, les prix des céréales secondaires (y compris le maïs) ont parallèlement connu une baisse de 10%, avait noté l’agence.
Soulignons également que, selon les premières prévisions de la FAO concernant l’offre et la demande mondiales de blé pour la saison commerciale 2020/21, « la production mondiale devrait s’élever à 762,6 millions de tonnes, non loin du niveau enregistré en 2019, avec des prévisions faisant état de récoltes moins importantes dans l’Union européenne, en Afrique du Nord, en Ukraine et aux Etats-Unis, qui permettront presque de compenser des récoltes plus importantes en Australie, au Kazakhstan, en Russie et en Inde ».
Dans son Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, publié le même jour, la FAO a indiqué que « l’utilisation mondiale de blé en 2020/21 devrait demeurer stable avec des augmentations attendues au niveau de la consommation alimentaire qui compenseront les réductions à des fins alimentaires et industrielles ».
La même source relève que « d’ici la fin des saisons de culture en 2021, les stocks de blé devraient augmenter de 274,5 millions de tonnes suite à une hausse attendue des stocks en Chine tandis que dans le reste du monde, les stocks mondiaux devraient baisser de près de 5 pour cent pour atteindre leurs plus bas niveaux depuis 2013 ».
Soulignons que la FAO a également anticipé une production abondante de maïs cette année en Argentine, au Brésil et en Afrique du Sud où les récoltes devraient bientôt commencer.

Alain Bouithy
Mardi 19 Mai 2020

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