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Focus sur les enjeux de l’intelligence artificielle





L’ émission “les Mardis du PCNS” produite par le Policy Center for the New South s’est penchée, mardi, sur les enjeux et les apports de l’intelligence artificielle (IA). Lors de cette émission, présentée par Imane Lahrich, responsable des programmes au sein de la même institution, l’intervenante Meryem El Khechafi, docteure en mathématiques et Data Scientist au sein du PCNS, a examiné les enjeux, les perspectives et les différentes concrétisations du phénomène de l’IA dans notre vie quotidienne, indique un communiqué du PCNS.

En effet, les perspectives et retombées possibles sur le plan continental et notamment national étaient au centre de la discussion, la Data Scientist a affirmé que l’avenir de la science I.A ne peut être que “radieux”, rapporte la MAP. Malgré le fait qu’il y ait encore des efforts à fournir, tels que l’enseignement de cette science dès le plus jeune âge et l’étoffement des infrastructures, “le Maroc est sur la bonne voie”, ajoute la même source.

L’IA a connu ses débuts en 1956. Le terme se verra attribuer un succès remarquable de la part du corps académique pendant plus de 10 ans: un grand nombre de subventions et de recherches qui ne vont cependant aboutir à aucune suggestion applicable sur le plan réel. Petit à petit, “l’hiver de l’IA” fera son entrée et cette dernière déclinera pendant de nombreuses décennies. Ce n’est alors que vers la fin des années 90, soit une trentaine d’années plus tard, que le domaine sera encore une fois mis en lumière. Et pour cause, le géant Microsoft lance une machine électronique qui, à elle seule, battra le champion du monde aux échecs, rappelle le PCNS. Dès lors, les visions changent et les événements évoluent. On ne parle plus seulement d’intelligence artificielle, science qui traite des données mais aussi de ses sousbranches. Le Machine Learning, ce que l’experte définit comme étant la science qui permet aux machines électroniques de procéder en rassemblant un ensemble de données et de les formuler d’une manière précise et le Deep Learning, utilisant la même technique mais en s’inspirant du fonctionnement du cerveau humain, feront leur apparition.

En réponse à la question des répercussions de cette nouvelle forme de technologie sur la vie humaine quotidienne, Mme El Khechafi a donné quelques exemples dont le système de recommandation qui fonctionne de manière à ce que le contenu du Web soit modifié selon les informations personnalisées de chaque personne. “Ces informations sont souvent extraites des réseaux sociaux. Ainsi, le contenu affiché n’est jamais le même pour deux individus. Ajoutons à cela, la transmission des informations en temps réel aux systèmes de géolocalisation par satellite (GPS), l’adaptabilité des prix des billets d’avions en fonction des revenus financiers de chacun”, explique la même source. L’experte a ensuite abordé le principal dilemme relié au domaine de l’IA, à savoir son rapport aux humains, infirmant catégoriquement la théorie du remplacement totale de l’humanité et avançant que le rôle principal de ces nouvelles technologies est d’assister et d’aider. Par ailleurs, même si les conditions s’y prêtent, elles ne seront jamais capables de remplacer définitivement l’intelligence humaine.

Libé
Vendredi 5 Février 2021

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