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Filles et sport, le binôme charmant et gagnant

L’activité sportive se révèle être un allié clé, tout au long de la vie d’une femme et des métamorphoses qui l’accompagnent, tant ses bienfaits s’avèrent aussi nombreux que surprenants.




Jeune fille, mère puis senior, la vie d’une femme est jalonnée de nombreuses mutations biologiques et physiologiques. Des bouleversements dont les pistes de gestions diffèrent. Mais il est une des plus bénéfiques, le maintien de l’activité physique. Car si le sport assure un épanouissement à la fois corporel, psychique et social, il permet également de limiter la prise de poids tout en diminuant les risques des maladies cardiovasculaires, et représente un soutien de poids dans les luttes menées par les femmes contre l’ostéoporose. Et la liste est longue.
Facteur essentiel dans la constitution et la capitalisation de la masse osseuse, particulièrement chez la femme, l’activité physique est fortement recommandée le plus tôt possible, dans l’optique de ménager au maximum le squelette. En partant du principe selon lequel un capital osseux qui se construit pendant la croissance est un bagage pour la vie, une femme pratiquant une activité physique régulière diminue par deux la menace de développer l’ostéoporose dont la fréquence est trois fois plus élevée chez la femme que l’homme après la ménopause. Ainsi, même si à l’âge adulte, la femme n’est plus trop active sportivement, elle récolte les fruits de son capital physique acquis depuis sa jeunesse, contrairement à une enfant qui était sédentaire.
Par ailleurs, la période pubère est synonyme de premières mutations hormonales. Celles-ci ont souvent pour effet une prise de poids. D’où la nécessité de limiter la graisse, en s’adonnant à une activité physique régulière. De plus, il faut tordre le coup à la fausse idée reçue qui dit que le sport limite la croissance. Pour preuve, la pratique de la gymnastique par les petites filles. Ce sport n’a jamais impacté négativement leur croissance. A ses débuts, la reine des gymnases, Nadia Comaneci, première gymnaste dans l'histoire olympique à obtenir à sept reprises la note maximale de 10, en juillet 1976 lors des Jeux de Montréal, mesurait à l’âge de 14 ans, 1,30m, contre 1,70 m, aujourd’hui.
Autrement, et aussi étonnant que cela puisse paraître, la pratique d’une activité physique adaptée est conseillée jusqu’à la veille de l’accouchement, avec comme finalité de baliser certains risques liés à cette période, tels que le mal de dos, le diabète gestationnel, l’hypertension artérielle et la trop grande prise de poids. Des sports tels que la natation, jumelée à une activité comme la gym douce, la marche ou encore le vélo, sont encouragés à partir du second semestre de grossesse. Cependant, dès le premier trimestre, les femmes enceintes se doivent de délaisser des exercices dorsaux pour éviter la compression veineuse.
Le bon rythme à adopter est de 30 minutes quotidiennement en deux séances. Puis, une réduction à 3 séances par semaine est privilégiée à partir du troisième trimestre. Il est à noter que dans tous les cas, une règle primordiale est à considérer, à savoir, veiller à bouger sans être trop essoufflé.
En aval de l’accouchement, d’une part cajoler le périnée de la femme lui permet d’éviter les incontinences urinaires, et d’autre part, une bonne exécution d’abdos qui, par ricochet, travaille le muscle le plus profond des abdominaux, le transverse, garantit de redessiner la taille et le ventre.
Dans le cas de la ménopause et des fluctuations hormonales qui la caractérisent, l’activité physique revêt de nombreux bienfaits. En effet, cette activité aide à lutter contre l’excès de poids, les bouffées de chaleur, les problèmes de sommeil et contribue à une bonne répartition des graisses. Sans oublier les nombreux bienfaits quant à la bonne marche du cœur qui est moins protégé par des hormones moins efficaces chez la femme ménopausée. Ainsi, la règle voudrait que la femme bouge tous les jours pendant 30 mn au minimum, en pratiquant du jardinage, du vélo ou de la marche. Pareillement, il est recommandé de consacrer une séance par semaine à une activité sportive plus intense d’une durée d’au moins une heure.
En résumé, que la femme ait choisi la voie du sport ou non par le passé, il est toujours temps de s’y mettre pour profiter des faveurs mésestimées de cette activité sur son corps sans restriction d’âge.

Chady Chaabi
Samedi 23 Décembre 2017

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